Célébration de Noël et de « Mawlid » (jour de la naissance du Prophète)

« Il y a 30 ans, nous a raconté Malika Talbi, chargée des évènements à l’AISA, nous avons célébré cette même occasion avec le Père Michel Lelong qui était intervenu avec cheikh Bentounes dans notre centre., puis une chorale venue avec le Père M. Lelong et la chorale soufie. C’était un très bel échange que je garde comme beau souvenir d’enfance, j’avais environ 12 ans. C’était un Noël exceptionnel,  magique. Notre centre était magnifiquement décoré d’un mixage entre les décors de Noël et ceux du Mawlid…. Et Jésus comme le Prophète Mohammed ont ce jour-là marqué d’une empreinte une union qui s’est mieux exprimée en grandissant. »

C’est ainsi que cette communauté soufie a cherché une communauté chrétienne pour partager la commémoration de ces deux fêtes.

Rencontre 27-12-2015Retour sur cette rencontre du 27 décembre 2015

par Jacqueline Casaubon.

Cela a commencé dans le « tout frêle », le « tout fragile » quelques jours seulement avant Noël, une naissance, cela tombait bien puisqu’il s’agissait justement de deux naissances. Malika par son amie Agnès rencontre Anne pour lui parler de son projet. Cette année la naissance de Mahomet a lieu le même jour que celle de Jésus, à Noël. Un appel à une rencontre amicale, dans la fête et la prière, qui peut nous rapprocher tout en respectant nos différences. En un temps où les portes doivent se fermer, sont gardées, les ouvrir prennent un sens. Un accueil… Nous voilà lancées dans cette aventure Oui, cela en a été une, pour la compréhension du message, il ne fallait pas qu’il y ait d’amalgame, pour l’organisation de la journée ainsi que pour les invitations à des personnes connues dans les associations islamo-chrétiennes. Régine qui les connait bien a été d’un grand secours… car ce n’était pas facile à cette époque de l’année.

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Il y avait aussi la préparation d’un buffet pour partager la nourriture offerte. Ensuite l’après midi était consacrée à la fête et aux échanges. Ce n’était pas le temps d’un débat, mais une rencontre amicale entre hommes et femmes unis dans la paix et le désir de célébrer deux évènements. Donc, ce dimanche 27, la confrérie AISA et leurs amis sont venus assister à la célébration dans st Merry. Malika et notre petite équipe les avons reçus dès leur entrée sous le porche, et les avons installées parmi nous, ils désiraient voir, écouter et découvrir. Au baiser de paix échanges avec eux et salutations. » La paix avec toi, pour toi », « Es salam ».  A la fin de la célébration, la chorale des jeunes et des tout petits, en habit de fête, sont arrivés en procession, là ou nous avons l’habitude de lire et de commenter nos textes, un espace dans la nef, qu’on appelle le carré. Leurs chants ont fait le lien avec ce qui allait suivre. En effet, toujours dans l’église, un buffet avait été organisé par une autre équipe de notre communauté, les plats sucrés confectionnés par nos amis s’ajoutaient aux nôtres. Un buffet est idéal pour permettre d’aller les uns vers les autres, il y avait aussi des chaises, c’est là qu’on trouvait les grands-parents. A 14h retour sur le carré, présentation de la confrérie par Khaled Roumo explication de la symbolique de Mawlid et de Noël par Faouzia Ouzaki et Catherine Stroebel. Et que la fête commence…

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Les enfants tenant des bougies arrivent en procession, s’assoient sur le carré, ils sont suivis par les musiciens

et nous écoutons chants et musique arabo-andalouse de Aisa. Du côté chrétien, je raconte le récit de Noël, tiré de st Luc, que j’ai interprété. L’église est pleine, nous sommes 250 à 300 personnes, la majorité est composée de nos amis. Puis interventions, échanges avec un micro baladeur, désir de continuer, de retrouver des occasions, Daniel annonce celle de la « Nuit sacrée » en mai, toute une nuit en prières et chants interreligieux.

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Notre journée se termine vers les 17h par la psalmodie de la sourate de Marie, le cantique biblique des 3 enfants du prophète Daniel et les chants soufis andalous qui nous introduisent dans une prière recueillie et paisible. Tout est imprégné d’une grande beauté. Il n’y avait plus qu’à rendre grâce à Dieu pour cette rencontre. Un appel à d’autres rencontres, espérons le.

Dédicaces à Anne René-Bazin, Agnès Legrix, Brigitte Delaporte, Marguerite Dauny, Régine Ringwald avec notre amie Malika qui a eu la bonne idée de frapper à notre porte.   

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