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24 mai : fête de rupture du jeûne du ramadan

Il y a bien des raisons et des manières de regarder le ciel (lire l’analyse de Jean Deuzèmes « De Turner à Erlich »). Les autorités musulmanes réunies à la Grande Mosquée de Paris vendredi au soir  (pour la « nuit du doute ») avaient un objectif bien précis : constater que le croissant de la nouvelle lune n’était pas encore visible et lever ainsi un « doute », celui de la durée du mois de ramadan (un mois lunaire de 29 ou 30 jours comme tous ceux du calendrier musulman, ou hégirien). Ils ont ainsi confirmé les calculs des astronomes et fixé à ce dimanche 24 mai, premier jour du mois de chawwal (le mois suivant celui de ramadan), la fête de rupture du jeûne ou aïd el-fitr.

Après un mois de jeûne qui s’est traduit, en cette période de confinement, par une plus grande intériorité (lire l’édito de Jean-François Petit) et une forte solidarité (distribution de milliers de repas), l’Aïd est marquée, comme à l’accoutumée, par de grands repas, l’échange de vœux et de cadeaux, les visites aux proches, le versement d’une aumône. Bien qu’un décret du gouvernement du 22 mai ait autorisé la reprise des cérémonies religieuses, le Conseil Français du Culte Musulman,  « partant du principe fondamental de préservation de la vie, appelle les musulmans de France à ne pas célébrer dans les mosquées la prière de l’Aïd El Fitr » et à l’accomplir chez soi.

C’est donc de tout cœur que je m’associe aux souhaits traditionnels en ce jour : « Aïd Moubarak, heureuse fête, meilleurs vœux de santé et de bonheur ».

Marie-Joséphine Gareton

Billet du dimanche 24 mai 2020

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