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Dans quelques jours, des millions d’européens migreront vers le sud : la plage, le soleil, les bateaux, la Grande Bleue.

De l’autre côté « venues des hauts plateaux, incendiées par la guerre, écrasées de soleil, les fourmis silencieuses fouettées par la poussière, dévorées par le sel, avaient imaginé la mer et la douceur du vent et dans cette nuit noire ont payé si cher et coulent en dérivant » comme le chante si bien Bernard Lavilliers.

Une croisière Costa coûte moins cher qu’un aller simple pour la mort.

Et cette Europe, première puissance économique, qui reste sourde, aveugle et muette au désespoir de 629 migrants d’un rafiot en détresse. Elle viole ses propres conventions internationales sur le droit de le mer qui fait : « obligation aux États d’assurer qu’une assistance peut être envoyée à toute personne en détresse en mer ».

Après les refus de l’Italie et de Malte, c’est finalement Valence qui a accueilli l’Aquarius, mais la situation de ces migrants sera examinée au cas par cas. Rien de sûr pour nombre d’entre eux.

Angela Merkel a deux semaines pour convaincre les dirigeants de l’Europe de réduire le flux des migrants, faute de quoi l’Allemagne fermera ses frontières à tout demandeur d’asile venu d’autres pays européens. La dirigeante allemande cédera-elle à l’aile droite de son gouvernement ?

« Notre impuissance fait la courte échelle aux extrémismes de tout bord. » (Ch. Taubira)

Et si l’on écoutait notre pape François ? Ne pas respecter la dignité de l’autre, c’est nous rendre indigne. C’est la perte de notre identité d’homme et de chrétien.

Ohé du bateau des cathos de la Manif pour tous ! Manifestons pour tous, oui, pour tous !

Claire

billet du dimanche 24 juin 2018

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