Unsplash, photo by Steph

Accueille, Seigneur, mes contradictions…

Le plein et le creux. Le vide et le plein. Trop à faire. Puis  soudain l’ennui. Rien pourtant ne semble avoir changé. Ballotté comme un bouchon par les vagues d’un lac venté, qui sans cesse oscille sans dériver. Ou comme une bouteille emportant Dieu sait où une lettre chargée d’espoirs livrée à la tempête un jour de tourmente.

L’abîme appelant l’abîme à la voix de Tes cataractes, la masse de Tes flots et de Tes vagues a passé sur moi. Petit homme perplexe, me voici racheté, transporté des déchirements à la joie par la seule force de Ta grâce. Pourtant Tu me rappelles durement que sans la force de Ton Esprit je ne suis rien. Quand du fond de mon cœur sourd la sûre conscience que que je ne sais rien, radicalement rien, c’est en paix que ton souffle me guide en un pays de plaines.

Souvent je me rebelle. Car enfin, ma vie devrait ressembler à quelque chose ! C’est du moins ce que le monde m’apprend : diriger sa vie, le moins qu’on puisse demander. Ma propre vie, la seule chose, peut-être, dont jamais je ne pourrai être maître.

Alors où suis-je ? Je suis derrière le buisson, Seigneur. Je me suis caché car je suis nu. Et je T’appelle.

Vincent Liard

Billet du dimanche 12 juin 2016

1 Comment

  • « Petit homme perplexe, me voici racheté, transporté des déchirements à la joie par la seule force de Ta grâce. Pourtant Tu me rappelles durement que sans la force de Ton Esprit je ne suis rien.. »

    La force des mots du billet de Vincent Liard touche au plus intime de chacun de qui essaie de se mettre à la suite de Jésus Christ.

    Que Vincent Liard soit aussi remercié pour la puissance poétique de son billet.

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