©fc

Aimez vous les uns les autres

Dimanche 19 mai 2019

PREMIÈRE LECTURE  (Ac 14, 21b-27)
« Ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout
ce que Dieu avait fait avec eux »
PSAUME  (Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab)
Mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
DEUXIÈME LECTURE  (Ap 21, 1-5a)
« Il essuiera toute larme de leurs yeux »
ÉVANGILE  (Jn 13, 31-33a.34-35)
« Je vous donne un commandement nouveau :
c’est de vous aimer les uns les autres »

Accueil

 Dites-le avec des fleurs ! Nous avons voulu vous accueillir tous, anciens, nouveaux, de passage, avec les fleurs du printemps, sous le signe de la nouveauté. Car notre échange de ce lundi fut une belle méditation autour des trois textes de ce jour : il en a émergé avec force cette idée de nouveauté. Nouveau, le commandement de Jésus dans l’Évangile. Nouveau, le chemin de Paul vers les non-juifs. Nouveau, le ton de l’Apocalypse : “Je fais toutes choses nouvelles !  » pour le lutrin !
C’est l’Évangile qui nous a mis sur la voie, Évangile du repas pascal, du temps des recommencements.
Un texte très court en 4 temps :

1 – Départ de Judas : c’est la trahison. Dès lors Jésus sait ce qui va advenir, qui le conduit à la passion
2 – Il évoque la gloire, signe de la mort et de la résurrection
3 – il y a urgence : il ne reste que peu de temps avec vous, dit-il aux disciples
4 – alors il va à l’essentiel : un commandement nouveau
aimez vous « comme je vous ai aimés ».

LE testament central – dans ce « peu de temps » qui reste ! C’est par cet Évangile que nous commencerons notre célébration. Au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit.

Anne

Méditation

Recommandation de Jésus, à ses disciples pour les garder ensemble dans la proximité du Père, et du Fils avec le Père et leur faire tenir l’espérance de l’amour vainqueur, car peu de temps avant son arrestation et son procès, Il sait ce qui l’attend.
Devant la crucifixion et la mort, qui ne se dira pas : alors l’amour de Dieu c’est ainsi ? dans ce don ? ou cet abandon ? Devant l’échec et la déception, qui ne serait pas tenté de tout envoyer promener, trahir, fuir, se haïr soi-même ?
Bonne nouvelle de Celui qui nous a aimés le premier et nous représente une construction dynamique de l’amour, où nous pouvons garder l’assurance que ce que nous allons chercher ensemble, réaliser d’un commun accord est agissant et prometteur.
Ne nous inquiétons pas de nos insuffisances ou de nos détours. Si Jésus nous a recommandé de nous aimer les uns les autres c’est parce qu’il sait que nous sommes faibles mais aussi que la vie gagne dès que l’on s’accueille, s’entraide et se respecte, au milieu des pleurs, des cris et des douleurs.
Méditons sur ces mots « les uns les autres », et laissons nous gagner, même sans rien saisir, par cette vision d’un amour circulant, polyphonique, tissé de main de maître, de multiples façons, en plein d’endroits tous à la fois, comme une tresse relationnelle, comme une danse, et déjà là.
Ainsi l’amour se répand, si prodigue qu’il passe les frontières, et même hors de vue, tout à son chemin jusqu’aux lointains, réel et vrai, réjouissant, fraternel, prévenant et généreux.

Croyons à cette abondance, sans cesse et si nous nous ne croyons pas à son ampleur parce que nos yeux ne la voient pas, regardons Jésus lui-même, ses actes, ses paroles et ses gestes ; prions-le, laissons notre corps et notre esprit s’en imprégner. Mettons nous à son écoute dans une proximité intérieure avec toutes celles et ceux qui ont reçu de lui pardon et guérison [ la femme adultère, celle qui perdait du sang, l’aveugle de Jéricho, le paralytique de Béthesda, le possédé de Génézareth, Zachée, Lazare, et tant d’autres que nous connaissons ].

Demandons avec eux la grâce de sentir ce regard de tendresse et de miséricorde, de vivre le renouveau.
Associons leurs noms et ceux de leurs villes à ceux des territoires que Pierre, Paul et Barnabé ont traversés, à tous ces gens de toutes nations qu’ils ont rencontrés en leur annonçant « la conversion qui fait entrer dans la vie » et le nom de celui qui Sauve.

Faisons mémoire de nos délivrances, mettons nous en route, nous souvenant de ce que nous sommes ensemble devenus et qu’ici nous sommes venus pour avoir recueilli quelques visages, quelques mots essentiels.
Dans la joie de ces découvertes, ou parce que notre courage se délite, approchons nous de la table – elle est prête. Venons lui dire merci, puiser à la source, réparer nos forces, lui offrir nos fleurs et nos fruits.
Vous savez bien qu’Il est capable de rassasier la foule et, à partir d’un pain et d’un peu de vin, de poser les signes de sa présence parmi nous. Petits enfants de Jésus Christ, écoutons Dieu nous dire  : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ».

Martine Le Gac

Envoi :

Faisons mémoire des choses nouvelles du passé pour aller vers les choses nouvelles d’aujourd’hui.
Partons vers la terre nouvelle, mais de façon concrète !
Ainsi l’évêque de Rome a recommandé à ses diocésains d’exercer « un regard contemplatif sur la vie des personnes qui habitent la ville » : « Regarder. Et pour ce faire, dans chaque paroisse, chaque communauté, cherchons à comprendre comment vivent les personnes, comment elles pensent, ce que ressentent ceux qui pratiquent notre quartier, adultes et jeunes ; chercher à recueillir des histoires de vie… s’approcher en touchant la réalité. »
Bonne semaine…

Anne

Tags from the story
, ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.