Antisionisme-antisémitisme : pourquoi et comment éviter la confusion

Aider, comprendre, partager : ce triptyque pourrait définir le socle de l'action du Réseau Fraternités-Solidarité (RSF) de St-Merry. Les actions au profit des étudiants francophones de Gaza, musulmans ou non, visent à comprendre et faire connaître, par des échanges humains directs, l'enfer que vit toute un peuple assiégé, ainsi qu'à encourager le formidable pari de la résistance non violente dans laquelle cette population s'est engagée. Avec le judaïsme, il s'agit d'élargir notre horizon pour éviter les amalgames faciles et destructeurs.

Car tous les juifs ne sont pas des colonialistes et certains, au risque du rejet par leur propre communauté, sont à l’initiative de courageuses analyses et d’actions méritoires envers « l’autre », le Palestinien, le musulman, l’immigré…
C’est en cohérence avec cette recherche de la vérité, aussi passionnante qu’utile mais potentiellement dérangeante car elle ébranle un certain nombre de confortables certitudes, que nous avons invité le 27 juin à St-Merry Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), sur le thème d’actualité « Antisionisme/antisémitisme : pourquoi et comment éviter la confusion ? »

Devant une quarantaine de personnes, Pierre a délivré un message clair et décapant : il est permis (car relevant de la liberté d’expression démocratique), et même nécessaire (du fait de nos engagements pour la justice et la paix), d’analyser sans complexe la véritable nature du sionisme. Idéologie nationaliste non fondée historiquement, ce système politique, selon lui, est devenu un outil de reconquête coloniale pour des dirigeants occidentaux frustrés des indépendances acquises par les peuples d’Afrique et d’Asie dans les années 1960.

 

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