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Apprivoiser sa mort

Les rebondissements judiciaires de l’affaire Vincent Lambert ont eu sur moi un fort impact, m’incitant à réfléchir à ma fin de vie.

N’est-il pas illusoire de vouloir rester un malade souverain, soucieux de « maîtriser son destin » surtout lorsque une maladie incurable vous rend vulnérable ? La polarisation sur la seule volonté du patient risque de nous faire oublier que cette volonté est ambivalente et fluctuante, qu’elle est tributaire du désir et du regard d’autrui et qu’il est donc nécessaire d’être au moins  « éclairé » avant d’exprimer des choix complexes.

Faut-il décider de notre fin de vie ou préférons-nous faire confiance aux médecins qui, le moment venu, décideront ce qui semble le meilleur pour nous ? Quelle place accorder à nos proches pour parler en notre nom ?

Les échos du conflit familial autour de Vincent Lambert m’ont convaincue de l’intérêt de nous renseigner sur la rédaction de « directives anticipées » et de parler avec nos proches de notre vision de la fin de vie. Pour bien vivre sa mort, il me semble important de « l’apprivoiser » en se renseignant sur les soins palliatifs, la sédation profonde… mais aussi en acceptant son mystère.

Abordons ce passage dans la sérénité. Je sais déjà d’expérience que Dieu  ne m’abandonnera pas, que « mon nom est écrit dans la paume de sa main » (Isaïe 49). Faisons confiance à nos ressources intérieures  pour pouvoir dire le moment venu : « Père ! Entre tes mains je remets mon esprit ! » (Luc 23, v. 46).

Isabelle L.

Billet du dimanche 9 juin 2019

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