Atelier Michel de Certeau – 13 décembre

ATELIER « Fondamentaux de la foi »

MICHEL DE CERTEAU-

dimanche 13 décembre 2015

Animé par Jean-François Petit

Présentation générale et mise en contexte

Michel-de-CerteauCeux qui nous rejoindraient peuvent se référer au petit livret « Une confrontation avec la pensée de Michel Foucault » (CPHB , 2014) disponible au secrétariat : emparez-vous-en et diffusez-le ! Il reste pour l’instant, faute de mieux, dans les cartons : la recherche de cette année sur Michel de Certeau ne se concevra pas sans ce qu’on a fait pour Foucault.

En 2016, on rentrera dans la trentième année de la mort de Certeau (1986). Plusieurs articles, livres[1], colloques et rencontres sont prévus, notamment par l’EHESS : une nouvelle génération des sociologues, soutenus par les anciens, dont D Hervieu-Léger, se réfèrent à  ce qu’ils appellent « l’historiographie de l’ecclésiologie ». Cela en connivence avec  les « anciens » Joseph Moingt, Claude Geffré, théologiens très conséquents, l’un jésuite, l’autre dominicain qui ont aidé à la réception de l’œuvre de Certeau. Il fait partie des « classiques » en Amérique Latine, dont le premier défenseur est le pape actuel.

Sous les différentes polarités histoire, sciences sociales, psychanalyse, mystique, ecclésiologie, de  Certeau est incontournable : ainsi dans l’ecclésiologie pour ce qui se joue pendant le Concile et après. C’est lui qui voit les formes de désaffiliation des institutions et de l’Eglise, qui conduisent à un rapport renouvelé à toute institution. Le lien entre de Certeau et Foucault n’est jamais symétrique pour toutes les raisons exprimables, Foucault étant dans un autre champ que le jésuite.

Le contexte aide à comprendre ce « retour » à de Certeau. Aujourd’hui on a besoin d’impulser des pratiques nouvelles. Suite au colloque sur « Les chrétiens de gauche de 1945 à nos jours », organisé à l’Institut Catholique de Paris en mars 2015 après le livre de JL Schlegel et Denis Pelletier, nous avons décidé la création d’un observatoire des pratiques politiques. Plusieurs intervenants nous ont dit le besoin de lieux neutres aujourd’hui pour aborder la réalité des transformations politiques, et pour étudier la présence et la pertinence des chrétiens dans le champ politique : on est  désormais dans une césure du discours public assez discutable : il est difficile de faire part de convictions, a fortiori spirituelles, à fortiori chrétiennes dans l’espace public.

Pour la première année nous avons décidé d’étudier la transformation de l’écologie politique en commençant le 11 décembre avec deux intervenants : Alain Lipietz, ancien député Verts, ancien vice-président du Parlement européen, aujourd’hui adjoint à la mairie de Villejuif,  se définissant lui-même comme « catho zombie » (pour reprendre la catégorie sociologique) ainsi que Mgr Stenger évêque de Troyes, président de Pax Christi France, un des évêques les plus conséquents sur des thèmes comme l’Amérique latine, le dossier nucléaire, qui a fait une présentation de Laudato Si en cherchant comment ce texte peut impulser des pratiques nouvelles.

Lipietz est une tête chercheuse chez les Verts, même s’il a fait une alliance locale à droite, qui montre qu’il veut recomposer autrement l’écologie. Sa posture est liée à la façon dont il a géré un certain nombre d’accords européens : par des alliances ponctuelles, on peut avoir en une nuit ce qu’on n’a pas réussi à faire aboutir en trente ans ! Même s’il aime beaucoup l’encyclique, il formule une critique à Laudato Si : l’argumentation date plutôt du sommet de Rio (1992) que des défis actuels de l’écologie : il faudrait aller vers l’analyse des collusions d’intérêts, en sachant que les acteurs ont des doubles ou triples jeux. Ainsi les Maldives veulent se protéger contre la montée des eaux mais développent au maximum le tourisme avec pléthore d’avions…

Sur quelle base l’écologie politique peut se renouveler aujourd’hui, alors que le paysage est complètement éclaté ? Les tractations autour des régionales ne sont qu’un indice des recompositions en cours.

Le prochain intervenant pourrait être José Bové, en interlocution avec une thésarde en théologie de l’ICP à propos de Jacques Ellul. Car la situation actuelle fait ressortir un certain nombre de postures comme celles de Jacques Ellul connu comme grand prophète de la technique. avec son livre de 1954 « La technique ou l’enjeu du siècle »… L’avancée technologique ne se réalise-t-elle pas indépendamment de ce que nous pouvons dire et croire, vouloir, faire ?

Pour ce qui concerne Foucault, il est « rentré » aux éditions de la Pléiade, forme de consécration. Cela demandé beaucoup de travail, notamment pour Philippe Chevallier, qui a accompagné ponctuellement notre groupe. Cela ne va pas donner d’éléments de compréhension directe, qui viendront par contre plutôt des notes et des manuscrits déposés à la BNF. Avis aux amateurs !

Pour de Certeau  on peut travailler sur les aspects de la culture. Lui-même a été engagé à Beaubourg, pour investiguer avec d’autres comme Luce Giard (que certains du CPHB ont rencontré cet été en Grèce) des modalités de présence nouvelle au monde. Le fruit de leurs avancées, repris dans « L’invention du quotidien » c’était de prendre en charge la culture ordinaire, par exemple l’art d’habiter, de cuisiner, etc ; ils envoyaient des coups de pattes à l’égard des conceptions hyper spécialisées, réductrices, et discriminantes de « la » culture. Il s’agissait bien de : « Cultures au pluriel. » Mais la deuxième partie est beaucoup plus ardue, écrites par d’autres. Luce Giard pourrait être des nôtres pour décrypter ce texte.

Michel de Certeau a en fait touché beaucoup de domaines : psychanalyse, histoire, ecclésiologie et institution ecclésiale (le fameux débat avec Jean-Marie Domenach, rédacteur en chef de la revue « Esprit » paru sous le titre « Le christianisme éclaté »).

Culture et éducation reste un enjeu central de nos sociétés– on pourrait l’aborder sous l’aspect interculturel : il existe un « Réseau international philosophie interculturelle » REPHI (cf www. rephifrancewordpress.com), l’interculturel comme modalité première de l’existence aujourd’hui étant devenu un enjeu énorme. Le 23 janvier à 18h aura  lieu une conférence chez les Franciscains du couvent rue Marie-Rose  à propos  d’un ouvrage posthume d’un des pionniers  du dialogue interculturel en France, un ancien jésuite, Gilles Verbunt : « Manifeste Interculturel » paru aux éditions franciscaines. Tout le monde est invité

Donc comment aujourd’hui gérer l’interculturalité ? La tentation, c’est celle du communautarisme,  de « l’entre-soi », y compris en Eglise…. En France, on est dans une idéologie universaliste, et l’on ne sait pas bien gérer les différences culturelles : aujourd’hui on constate – c’est un comble – une récupération de la laïcité par l’idéologie d’extrême-droite.

On devrait surtout développer l’apprentissage de l’écoute, la découverte d’autres modes de pensée – on connaît par exemple très mal la littérature hispanique – et les traducteurs sont très mal payés !  On reste dans des « appels à la fraternité », mais ce n’est pas  toujours très efficient, sauf dans les instants nécessaires comme après les attentats ; mais pratiquer réellement l’hospitalité, cela demande des très gros déplacements dans nos têtes, nos cœurs et nos manières de faire. Domenach (ouvrage cité) était en dialogue avec de Certeau déjà sur ce thème. Il y a eu un numéro d’Esprit sur le sujet.

Dans d’autres domaines artistiques, l’interculturel n’est-il pas beaucoup plus développé ? La compréhension de notre « mission » nous a mené jusqu’au bout du monde, Tonkin et Afrique. Or aujourd’hui on n’arrive pas à gérer correctement les problèmes de migrations. Le délitement culturel de l’Europe, ce sont surtout des égoïsmes nationaux et des raisonnements cyniques en marche. On est devant des difficultés lourdes ; dont la question des migrants n’est qu’un révélateur.

Ces éléments de paysage justifient, pour ceux qui voudraient nous rejoindre, l’intérêt d’approfondir la pensée de De Certeau, notamment au sein du CPHB.

Michel de Certeau et la prise de parole

En lien  avec la crise de 1968, de Certeau a beaucoup étudié les modalités de prise de parole, marqué par l’importance de la parole.  Dans une communauté comme Saint-Merry la parole est essentielle : une communauté où l’on peut prendre la parole, où la parole est valorisée – voir nos célébrations…

A partir de son expérience de 68, de Certeau avait réfléchi à cet enjeu de l’expérience de parole – comme lieu de résonnance de la parole d’un Autre…  Il faisait un certain nombre de constats.

Premier de ces constats : les paroles vraies, authentiques sont noyées sous un flot de paroles du monde. Nous sommes dans une société de communication. Pour faire émerger une parole authentique, comment la reconnaître ?

En 68, les paroles sont tellement fortes qu’il est difficile de reconnaître ce qui était vrai. S’extraire de ce flot de la parole du monde, cela suppose un vrai effort pour trouver ce qui est trésor caché, trésor d’une vie dans son entièreté, sa richesse.

L’Eglise a espéré longtemps être capable d’organiser cette parole vraie, dans ce qu’on appelait une pastorale d’encadrement : prescripteurs, émetteurs, diffuseurs… Les capacités communicationnelles de l’Eglise se sont amoindries, il faut reconnaître que le critère de l’argumentation n’est pas le seul critère. L’émotion est devenue un critère dominant.

Les paroles, y compris au sein des instances ecclésiales, se sont diversifiées… A noter qu’un certain silence face à la montée des extrêmes au plan politique était le fait qu’au sein de l’épiscopat des paroles très différenciées pouvaient circuler…

Dans la diversité de nos références religieuses, comment une parole peut-elle véritablement aujourd’hui prendre corps ? Dans le tintamarre médiatique, est-ce que Dieu ne parle plus qu’à voix basse ?

Nous avons tous des difficultés à entendre, classer, hiérarchiser le flot des informations. Se déprendre de techniques d’écoutes inappropriées, ce peut être l’enjeu. Dimanche dernier, un colloque des prêtres ouvriers, au travail, avec des gens salariés et les travaux les plus durs, s’est tenu à st Denis. La méthode de  l’Action catholique « voir juger agir », n’est plus forcément totalement appropriée pour comprendre : les mutations du travail sont telles que les nouvelles solidarités et les ministères laïcs que  devraient accompagner  ces mutations ne sont pas encore nés.

Souvent, nous sommes devant deux extrêmes : une dévalorisation du monde – le monde est mauvais, ne l’écoutons pas, etc… ou une acceptation sans réserve, et parfois sans discernement.

Or ce que Certeau souhaitait, c’était de trouver une finesse, une intelligence au travail dans cette écoute du monde même si c’est très délicat.

Et nous, quels sont nos capteurs, nos balises ? qu’est-ce qui fait sens pour nous ? Comment nous-même nous arrivons à mettre en forme sans rester dans la niche que nous pouvons nous former ? Il nous manque souvent le « sens des ensembles » (E. Mounier) : comment faisons-nous  droit à d’autres façons d’être, de nous situer ?…

Donc premier pas : s’extraire des paroles du monde pour devenir « porte-paroles. Mais de quoi ?

 

Mais porte parole de qui, de quoi ?

Qu’est-ce que nous mettons en avant et pourquoi ? de Certeau : pourquoi prendre en charge des questions ? Sans être corrosif, de Certeau invite à reconnaître la part de fragilité, de subjectivité, d’incertitude, d’hésitation qui peut être la nôtre. Sortir d’une forme de militantisme sans faille ou sans peur, souvent « idéologique », en fait.

Pourquoi ? Parce que dans ces failles, ces hésitations, disait-il, se niche la parole d’un Autre : Dieu qui intervient dans les paroles. Faire qu’une parole ait du poids, cela suppose pour lui pas seulement de prendre du recul, mais surtout se méfier de nos habitudes mentales, de nos routines de pensée… Si nous voulons garder une forme d’intelligence et de relation vivante, les uns avec les autres, cela demande un effort.

Ce n’est pas seulement  se demander ce qu’est « une vie réussie » (L.  Ferry), mais laisser émerger une parole pour qu’elle perce ; on doit parfois accepter les risques pris en son nom.

Parmi ces risques, celui de la marginalisation par rapport à  l’institution (notamment ecclésiale).

L’histoire nous montre qu’une parole audacieuse sur Dieu, sur le monde, sur les autres, peut être noyée par l’institution y compris par l’institution ecclésiale.

Pourquoi ? Mais si les paroles sont excessives, outrancières, c’est parce qu’à certains endroits elles ont été refoulées, étouffées, tues, éteintes. Dans certains cas,  nous devons reconnaître une parole de foi, qui sort des cadres d’expression devenus figés, caducs, hermétiques. Alors qu’on peut comprendre qu’aujourd’hui, certains croyants  en demande de protection ne cherchent qu’à prendre le chemin inverse : rentrer dans une « cloche » qui va leur donner une assurance, une certaine cohérence mais qui en réalité,   va les empêcher d’être eux-mêmes.

Dans certains cas nous devenons ce que de Certeau appelait « des étrangers rétifs », étrangers à des élaborations péniblement acquises : quand une confession de foi est l’objet d’accords très longs, très compliqués, si un « étranger »  vient casser cela, c’est difficile de l’accepter .

L’institution ecclésiale fragilisée et manquant de moyens a tendance à vouloir refouler les formes d’originalité ou les canaliser pour une « efficacité » mais de quel type ? évangélique ?

Ce que chacun peut porter de « parole inouïe »,  y compris dans la violence, c’est le refus des conformismes et des stéréotypes (cf Michel de Certeau : « Sortir des évidences par l’inquiétude du langage »), donc montrer un écart, une distance volontairement prise, pour que la parole soit conforme à un style de vie, à des solidarités réelles, à des proximités vécues…

Ce sont des paroles d’attente, une protestation contre la finitude. Le monde n’a pas à être celui qui se présente devant vos yeux. Souvent une parole forte commence par un « NON ! », y compris sur des structures ecclésiales, quand elles perdent leur sens : la reconnaissance de la diversité, la prise en compte de l’humanité de chacun sont à ce prix.

Cette parole est nécessaire pour réveiller la relation à Dieu chez tous les croyants. C’est le rôle des prophètes, la parole qui vient aux marges… c’est ce qui veut rétablir une communion, un lien de réconciliation.

Il est très intéressant de souligner un des points dominants du pape actuel : « tout est lié » (voir n° 71 de Laudato si). Le pape François met en évidence le principe systémique, (cf aussi Edgar Morin), la reconnaissance de l’interdépendance devrait être un principe d’organisation ecclésiale – paulinien.

Ce n’est pas simplement produire un nouveau champ, ecclésialement correct ; c’est aussi se rendre compte que ce que nous faisons n’est que provisoire, et que nous devons l’accepter. L’anticipation du Royaume, un chapitre d’une histoire que d’autres continueront après nous, est à ce prix.

 

Posture de distance, par exemple du  « christianisme zombie » : Lipietz se revendique comme un chrétien zombie… en dehors du champ ordinaire de l’institution ecclésiale, mais toujours très attaché : sa lecture de Laudato Si  est tout à fait pertinente. Certains  comme lui n’ont pas de mal à citer des références chrétiennes…

 

Ce point d’attention devrait concerner tous les acteurs de la pastorale. Aujourd’hui, l’exigence démocratique se manifeste en acceptant mal que la parole de certains soit en surplomb, comme si nous n’étions pas accordés à des instances de régulation commune. Qu’il y ait une différence de vocations, de ministères, bien entendu, – il faut travailler cette question des ministères – mais à condition de reconnaître la pluralité et la diversité.  On ne mettra pas en chantier une accentuation de la responsabilisation des ministères laïcs sur une contestation du ministère presbytéral dans sa forme actuelle.

La théologie post-conciliaire dont de Certeau est un des pionniers a bien pris en charge cette ouverture de la parole. L’expérience de Concile était l’expérience d’une prise de parole sans précédent. C’est le rapport à l’autorité qui s’y joue.

Quelques points d’attention à avoir :

  • les techniques de prise de parole en Eglise – certains en prenant la parole semblent toujours faire du « lobbying » : qu’est-ce que ces paroles donnent à voir des situations que nous voulons porter ?
  • les contenus : le Pape François s’adresse toujours au vif des situations, sans périphrase – Mgr Stenger nous a dit que le Pape était prêt à prendre la parole si COP 21 débouchait sur un échec ! – donc : revoir l’ordre des énonciations, des discours ou  des notions très usées : certains thèmes ecclésiaux ne « prennent » pas…
  • comment la parole met en lien : crée-t-elle du lien ? il y a en Eglise aussi des marginalisés, des « invisibles »… Y a-t-il du lien qui s’énonce ou bien y a-t-il du moi, de l’égo ?… Des prises de parole peuvent être très discriminantes, indépendamment même de la bonne volonté des personnes…

 

Question : Où de Certeau parle du langage ? essentiellement à partir du langage des mystiques : « paroles de l’extrême » d’après Stanislas Breton, à propos de Surin, Maître Eckart, etc.

Question : dans les ministères, quelle différence au niveau de la parole ?

R : Une mise en forme à structurer.

Par exemple : les prêtres-ouvriers. Si l’Eglise n’investit pas fortement le monde du travail, les derniers qui y sont présents vont disparaître : il y aurait 20 prêtres ouvriers  réellement actifs en France : la charge doit-elle être transférée à des diacres ? ou à des laïcs ? notamment des femmes : ‘nous, on est prêtes à être envoyées depuis 20 ans’, disait une d’entre elles au colloque de st Denis. Or il faudrait la constitution d’un discours commun : Mgr Delannoy (évêque de St Denis) déclarait en substance : je veux une présence au travail au nom de l’Eglise : mettez en forme votre propos pour qu’il soit audible ! quelles alliances, quelle structure ?  La façon de convoquer des figures, de les mettre en avant, de récupérer et transposer leurs intuitions fondamentales est absolument essentielle.

A Saint-Merry, Xavier de Chalendar et les laïcs autour de lui ont fait ce travail : pas de projet  de renouveau sans tenir compte d’une fidélité. Non pas la duplication, mais une source vive, sans être dans la duplication. Comment Xavier est-il arrivé à prendre la parole ?  dans les revues (« Promesses »,  etc,…),  il donne une possibilité différenciée de prise de parole sous forme de petits textes, de témoignages, d’illustrations etc… exactement une société d’avant l’Internet : vouloir donner une légitimité à la pluralité des modes d’expression est absolument central mais une pluralité organisée, qui fait sens.

On n’aura jamais assez creusé ce que représente la pluralité : entre la reconnaissance d’une pluralité de fait et la légitimité d’une pluralité de droit, un pas de géant qui met en jeu notre conception de Dieu et surtout du monothéisme. Si on passe à une conception pluraliste de l’univers, alors tout bouge : relation avec les autres, les autres religions… un mouvement très lourd à assumer, y compris théologiquement au plan chrétien !

 

[1] Cf JF PETIT, A. ALIBERT, JP SAGADOU, Religieuses et religieux au XXIe siècle, une proposition à la suite de M. de Certeau, Ed.  St Leger, 201

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *