Béatrice Chanfrault. L’arbre des murmures‬‬‬

Première exposition 2016 à Saint-Merry. Une installation en draps tressés qui oscille entre référence ethnographique, histoire fabuleuse et figure de l’inconscient. Une œuvre conçue pour croître de site en site d’exposition, où l’étrange côtoie la beauté.

Comme toutes les œuvres, celle-ci a une histoire, et Beatrice Chanfrault la raconte ainsi :

1400 DSC00575« L’arbre des murmures est né à mon retour de résidence à Taïwan (novembre 2014). Là-bas pousse un arbre vénéré et légendaire surnommé “l’arbre qui marche“. Ne pouvant s’implanter dans le sol, il a développé, pour se soutenir, tout un réseau de branches racinaires. Ainsi muni de ses nombreuses cannes, il se déplace de quelques centimètres par an. Tricoté de draps anciens (déjà plus de 60), pièces d’étoffes intimes, empreintes des stigmates des humeurs corporelles, l’arbre des murmures s’élève à trois mètres cinquante et se répand au sol, cherchant à prendre racine. Il se dresse, prisonnier de ses chaînes, majestueux, immaculé, troublant. Il vibre et nous murmure, secrètement nouées, les affres des ténèbres.

Sa progression est lente, inexorable. Dans chaque lieu où il se pose, il s’étoffe davantage, nourri de rencontres, de partages, d’émotions. J’aime à penser que cette œuvre ne pourra s’achever que, lorsque devenu trop lourd de tous ses secrets enfouis, l’arbre se répandra au sol comme pour nous ensevelir. »

Cette œuvre est si étrange qu’elle invite à l’interprétation.

C’est donc dans le contexte de Saint-Merry qu’il faut aborder l’arbre des murmures. Pourquoi à l’entrée Verrerie ? Est-ce une approche nouvelle de l’art contemporain ? Sa beauté n’élude pas l’inquiétant. En quoi cela nous concerne-t-il ?

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Jean Deuzèmes

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