« Bienheureuse celle qui a cru ! »

Au cœur d’un hiver déréglé, au creux d’un monde désarticulé et de nos sociétés sans horizon, Dieu notre Père, nous sommes réunis à ton appel pour te remercier. ... Ces germes d’espérance et de confiance qui rendent le sourire, la vie et la joie de vivre, nous les avons vus, nous les voyons et nous les touchons...

20 décembre 2015
4ème Dimanche de l’Avent
Année C

Aujourd’hui, nous accueillons officiellement dans notre communauté
Françoise et Sandra qui seront baptisées à Pâques

 

Commentaire de l’Evangile selon Luc

Il suffit à Elisabeth d’entendre le simple salut de Marie pour ressentir, comprendre, saisir immédiatement ce qui pourtant relève du mystère. Cette parole aussitôt lui donne une assurance sans égale, elle parle d’une voie forte, s’exclame.

Et elle sent l’enfant « tressaillir » en elle. Cette phrase ne peut que résonner à l’oreille d’une femme qui un jour a porté un enfant ; rien de plus ordinaire dans le processus de la maternité, ni de plus magnifique. L’Être à venir déjà réagit au monde extérieur, à l’émotion, à l’allégresse qu’on lui transmet.

Ces deux femmes portent des enfants dont on leur a annoncé une destinée hors du commun ; elles  font pleinement confiance en ce qui va naître, elles font le pari d’y croire, de croire à la Bonne Nouvelle.  A leur image, posons notre confiance en la nouvelle génération. Mais n’oublions pas qu’il ne s’agit pas juste de se reposer sur cette confiance,  mais bien qu’il s’agit d’impulser, d’avoir cette assurance, cet enthousiasme bien planté d’Elisabeth. Halte aux hésitations et aux entraves, combien nombreuses, transmettons ce souffle, cette dynamique, cette joie, cette foi ; sachons préparer un terreau riche sur lequel poussera la relève.

Nous vous invitons à inscrire sur les post-it
ce qui, pour vous, pourraient être des « germes de confiance »  
nous les placerons autour de l’autel.

Magali Euverte

Méditation à la manière d’une prière eucharistique
Au cœur d’un hiver déréglé, au creux d’un monde désarticulé et de nos sociétés sans horizon, Dieu notre Père, nous sommes réunis à ton appel pour te remercier. Te remercier car tu es notre origine et notre source, car   nous vivons grâce à toi. Te rendre grâce car, malgré tout, nous vivons et nous reconnaissons que nous vivons parce que nous te remercions. Une vie en travail, une vie douloureuse mais pétrie d’espérance et de confiance. Pour tant de germes d’espérance et de confiance nous te remercions.

Ces germes d’espérance et de confiance qui rendent le sourire, la vie et la joie de vivre, nous les avons vus, nous les voyons et nous les touchons dans ton Fils, Jésus, notre Christ, notre Seigneur. Et nous les voyons dans et par ses frères, les plus petits et les plus insignifiants de nous tous. Pour eux, et surtout pour Lui et par Lui nous te louons et nous te chantons.

L ’enfantement. Les promesses de la libération. L’espoir d’une création nouvelle. Les douleurs le l’enfantement. Jésus, notre Seigneur, le premier né d’une multitude de frères en a l’expérience. Difficile de croire d’emblée que pour faire germer la vie, le don total traverse la mort. Et quelle mort. La mort sur la croix. On comprend que ce chemin soit qualifié de folie par les uns et de scandale par tous. Et pourtant, quelle progéniture, quelle postérité ! Et tout cela grâce à la force vivifiante de ton Esprit. Grâce à lui ton Fils est devenu le Vivant. Que ce même Esprit fasse de ce pain et de ce vin les signes de sa présence parmi nous, les signes de son corps, de son sang.

En effet, ensemble nous faisons le mémorial de notre Seigneur Jésus, de sa vie, de sa mort et de sa résurrection et nous l’attendons dans la joie de l’espérance.

Germes de vie, pousses d’espérance, semences de confiance. A soigner, à conforter, à cultiver. Avec volonté et compétence, avec constance et patience, jour après jour, malgré les échecs, malgré la nuit. Avec un dynamisme inépuisable. Qui est le mieux placé pour ce faire ? Sans aucun doute ton Esprit. Et tu nous invites à travailler avec lui, la main dans la main. Qu’il fasse déjà, que tous ceux qui partagent le repas du Seigneur, un seul corps, le corps du Christ. Une Eglise dynamique et mobilisatrice. Une Eglise qui donne envie de vivre avec les autres et pour les autres. Une Eglise animée par ton Esprit, l’Eglise du Christ.

Jesus Asurmendi

Cette année la crèche s’inscrit dans la continuité de la cop 21 et des dimanches de l’Avent. Comment, de cette période difficile, faire surgir des bonnes nouvelles ? C’est le moment opportun pour nous mobiliser, décider qu’ensemble il est possible de faire advenir quelque chose.

Que l’Avent soit un temps d’attente, – même pour voir une crèche achevée – n’est-ce pas une chance ? Cela  ne peut-il pas être le moment de se demander quel Noël j’attends, qu’est-ce que cela représente comme bonne nouvelle pour moi ? Comment je traduirais cela dans une crèche qui pourrait parler à nos contemporains ?
La crèche a donc été faite par des membres de la communauté en lien avec Kler, l’artiste des arbres intitulés « Synapses », avec le bois de Pedro et son oeuvre « Oups… ». Nos échanges, dialogues, questionnements, ont amené ces personnages de bois, ce berceau fait de branchages. Cette crèche est encore en devenir. Nous avons voulu une crèche d’aujourd’hui et pas les personnages  saint-sulpiciens, véhiculant une image traditionnelle, une crèche qui parle de l’église d aujourd’hui,  de ce qui se vit ici, de ce que nous voulons construire, de ces bonnes nouvelles qui nous avons partagées durant ces dimanches…

Et vous êtes invités comme tous les visiteurs qui le voudrons à participer à la vie de cette crèche en écrivant vos « bonnes nouvelles » sur un « post-it » que vous pourrez déposer dans l’urne disposée à cet effet.

Nathalie Thillay

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