Gaza L'étude à la bougie

Blocus israélien : Mourir de soif à Gaza !

Les habitants de Gaza, en Palestine, subissent un blocus israélien qui restreint l’approvisionnement en électricité et empêche le fonctionnement des puits, des pompes à eau et des installations de dessalement d’eau de mer. Venu de Gaza, voici un message qui nous alerte suivi d’une ébauche de réactions. Afin qu’on ne puisse pas dire : « on ne savait pas ».

« Depuis plus d’une semaine, la bande de Gaza vit une véritable crise d’électricité, avec de longues coupures de courant, jusqu’à 22 heures par jour, ce qui signifie que chaque maison et chaque quartier a le droit à deux heures d’électricité par jour. Impensable !
Les forces de l’occupation israélienne ont décidé récemment de réduire la fourniture d’électricité à cette région sous blocus. Cette décision aggrave la crise humanitaire dans une région en souffrance permanente, et met en danger les infrastructures sanitaires et en particulier les hôpitaux.
Cette pénurie d’électricité a des conséquences graves sur tous les secteurs vitaux dans cette région qui a subi trois offensives militaires en cinq ans. Vous imaginez ? Plus de deux millions d’habitants privés d’électricité pendant des jours et des jours ! Surtout durant ce mois de Ramadan qui s ‘achève et le début de la saison d’été. Terrible !
La seule centrale électrique de Gaza qui a été bombardée lors de la dernière agression israélienne en 2014 fonctionne avec seulement 10% de sa capacité.
Outre ces coupures, en plein été, à Gaza, c’est la pénurie d’eau. Tous les puits municipaux qui approvisionnent les habitants fonctionnent à partir du courant électrique.
Vous imaginez ? Des foyers privés d’eau pendant des jours et des jours! Incroyable !
Cette situation est liée au manque de fioul et de carburant qui entrent normalement dans la bande Gaza par Israël. La quantité qui entre par jour ne suffit pas à faire face à cette vague de chaleur.
Cette pénurie a des conséquences dramatiques sur la vie quotidienne des habitants de cette région sous blocus, et paralyse tous les secteurs économiques. Imaginez-vous une terre sans électricité, sans eau et sans carburant ? Nous sommes en 2017 quand même ! Inimaginable !
Israël refuse l’entrée de matériel et de pièces de rechange pour cette centrale endommagée par les multiples bombardements, notamment lors de sa dernière offensive contre Gaza en 2014.
Beaucoup d’usines ont fermé leurs portes, des milliers de travailleurs se retrouvent au chômage, ce qui aggrave la situation déjà délicate des habitants de cette prison à ciel ouvert.
Les hôpitaux et les centres médicaux sont les plus touchés, beaucoup d’opérations chirurgicales sont annulées, beaucoup d’appareils médicaux sont en panne, la vie de centaines de patients est menacée.
L’état d’urgence a été décrété dans la bande de Gaza et même les quelques générateurs qui continuent de fonctionner vont être arrêtés, faute de fioul.
Les Palestiniens de Gaza même avec leur patience extraordinaire et leur adaptation avec ce contexte particulier, continuent leur souffrance à cause de cette crise.
Devant cette crise, les Palestiniens de Gaza s’interrogent :
Où sont les organisations de droits de l’homme ?
Où est le monde dit libre ?
Jusqu’à quand cette souffrance ?
Jusqu’à quand ce blocus israélien inhumain contre la population civile de la bande de Gaza ?
Et jusqu’à quand cette injustice ?
Honte à ce blocus israélien inhumain !
Honte à cette occupation illégale !
Honte à cette communauté internationale officielle complice !
Vive la solidarité.
Gaza : la vie résiste, existe et persiste !
La justice triomphera ! ».

Que faire ?
Quelques hypothèses d’action ont été lancées à Saint-Merry, le dimanche 25 juin.
Les partagez-vous ? Avez-vous d’autres suggestions ? Exprimez-vous sur :
saint-merry.ep@orange.fr
– lancer une pétition à Saint-Merry à remettre au ministre des Affaires étrangères, demandant à la France et à l’Europe de s’engager sans tarder pour éviter une tragédie,
– créer, dans l’église, près de l’accueil, une installation symbolique réclamant « l’eau et la justice pour Gaza »,
– vos propres idées à mettre en œuvre au plus vite.

Laurent et les habitués du dialogue mensuel par Skype
avec les étudiants de l’université Al-Aqsa de Gaza

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