« Bonne nouvelle ! »

25 décembre 2015
Nativité de Jesus
Année C

Lectures de la messe de la nuit
1ère lecture : « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)
2ème lecture : « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)
Evangile : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)144 DSC00262

« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
(Lc 2, 10-12)

Introduction à la veillée

Toute l’équipe qui a préparé vous souhaite un bon soir !
Et pour nous préparer à recevoir cet extraordinaire cadeau qu’est Jésus, nous vous proposons un premier cadeau qui nous vient de Michel Bizot :

Souvent, avec les meilleures intentions du de bonnes choses aux gens que l’on aime. On le fait même systématiquement au nouvel an. Pris d’une soudaine générosité collective, on souhaite des brassées de bonheur, de prospérité, de réussite…
On signe et distribue sans compter ces innombrables chèques en blanc, inoffensifs par leur efficacité, et qui, à défaut de faire réellement plaisir, ne font pas de mal.
Nous autres chrétiens avons le privilège de pouvoir tirer sans limite sur un compte en banque bien fourni et faire ainsi une promesse qui sera toujours tenue : nous pouvons promettre la bénédiction du Seigneur. Et nous ne le faisons pas assez souvent, soit par pudeur, soit par peur ou par ignorance. Nous préférons promettre du vent, alors que nous pouvons offrir une bénédiction…

Que le Seigneur vous bénisse.
Que le Seigneur vous bénisse, mes frères et soeurs et tous les autres s’il y en a.
Que le Seigneur bénisse ceux qui font le bien et ceux qui souffrent de faire le mal.
Que le Seigneur bénisse les puissants, les riches, les beaux, les grands… afin qu’ils distribuent généreusement et  administrent avec justice.
Que le Seigneur bénisse les faibles, les pauvres, les affamés, les tristes, les craintifs, les désespérés, les fragiles… afin qu’ils nous donnent leur pauvreté , leur humilité qui nous permet de grandir.
Que le Seigneur bénisse cet homme ou cette femme qui vient d’entrer dans votre vie avec amitié, tout doucement, sans faire de bruit, et qui maintenant fait battre votre coeur.
Que le Seigneur bénisse l’intérieur de nos âmes, là où réside paisiblement Dieu.

Allez, distribuez une par une, soigneusement, avec amour, avec délicatesse, en silence, en paroles ou en gestes des milliers de bénédictions.

Michel Bizot

Oui je vous le redis : Bonsoir,
Vous êtes tous ici les bienvenus, vous qui êtes là de passage,
touristes,  en famille,  vous qui vous sentez démunis dans votre solitude, vous qui venez  voir comment cela se passe chez les chrétiens, un soir de Noël  et  vous les  habitués de notre communauté. Nous avons tous un lien commun, nous faisons partie de la grande famille humaine.

Quoi de plus joyeux que de fêter une naissance ?
Mais en ces temps difficiles, nous avons cherché quel pouvait être aujourd’hui  le message de Noël et comment nous préparer à cet évènement ?             Y aurait-il  dans le monde qui nous entoure de bonnes nouvelles ?
Et nous en avons trouvées…  de toutes sortes, elles ont surgi de notre quotidien, comme lorsque le printemps apporte soudain son lot de renouveau dans la nature. Tout est lié entre les créatures et la création144 DSC00199

Il serait donc possible de changer quelque chose, en premier lieu dans notre cœur, en regardant les autres et  les évènements autrement, avec amour et respect. Ce serait un beau cadeau d’anniversaire. Une bonne nouvelle !
Mais voilà  nous nous sentons  fragiles pour  changer nos habitudes. C’est bien ainsi. Jésus,  nouveau-né dans sa mangeoire, vraiment pauvre et démuni, est justement un signe.   Dans notre fragilité reconnue, il est le Sauveur qui vient nous offrir cet élan  vital.

Cela pourrait être le messag

e de Noël en cette année de souffrance.

Jacqueline Casaubon

 Et pour finir  voici une parole de Christian de Chergé :

Notre identité d’homme va de naissance en naissance,
de commencement en commencement.
En fait, si nous nous situons dans cette perspective,
nous découvrons que ce à quoi Jésus nous invite, c’est à naître.
Et de naissance en naissance,nous arriverons bien, nous -mêmes,
à mettre au monde l’enfant de Dieu que nous sommes ;
car l’Incarnation, pour nous,
c’est de laisser la réalité filiale de Jésus s’incarner dans notre humanité »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.