D'après Austin-Neill (Unsplash.com) ©fc

Brouhaha

Nous sommes surexposés à l’univers médiatique à travers tous les écrans. Titres et bandeaux défilent à flux continu sur les chaînes d’infos ! L’information, la distraction et même la dérision s’enchaînent en permanence d’une manière souvent insupportable. Sans parler des contre- vérités sans démentis des réseaux sociaux !

Mais à quoi sert cette accumulation d’infos hétéroclites et parfois erronées ? Qu’en retenons-nous ? Qu’en faisons-nous ? On apprend, au hasard d’une lecture, des nouvelles qui, elles, me semblent essentielles ; elles sont perdues au milieu de la foule des autres. Par exemple, la France consacre très peu d’argent à la prévention médicale, même pas les deux-tiers de ce qu’y consacre la majorité des pays de l’Union européenne ! Comment se fait-il que ça ne semble intéresser personne ?

Autre exemple : les comparaisons internationales des systèmes scolaires révèlent que notre école est une des moins capables parmi la trentaine des pays de l’OCDE de compenser les inégalités sociales. Est-ce sans conséquence ? Est-ce sans lien avec la situation des banlieues dont on ne cesse de nous parler ?

Surinformation rime avec désinformation. Les nouvelles importantes ou celles qui me paraissent l’être, chacun peut faire des choix différents, se glissent au milieu des autres qui nous inondent de leur flot ininterrompu sans le moindre souci de mise en perspective ou de réflexion. À chacun de se débrouiller !

Alors que faire sinon rechercher par nous-mêmes ce qui nous semble essentiel,  avoir l’esprit éveillé et critique et garder ou retrouver en nous le goût du silence ?

Alain Merlet

Billet du dimanche 22 janvier 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *