L’édito de Jean-François Petit

DES VOILES ET DES MASQUES

Aurons-nous tous à porter des masques au sortir du confinement ? Cette préconisation, au nom d’un impératif sanitaire bien compris, n’est pas sans poser d’énormes questions. Hier, en France « l’affaire du…

AH, L’INFLUENZA !

En ce début du nouvel an 1890, à Paris comme en province, on ne s’aborde plus en se faisant des souhaits. On se demande avec inquiétude : « Avez-vous eu l’influenza ? Avez-vous l’influenza ? L’influenza ne règne-t-elle pas chez vous ? »

DES PRÊTRES DANS L’ÉPIDÉMIE

La crise du coronavirus a touché aussi des prêtres en France. Trois en Alsace, plusieurs autres cas en France. Pas moins de 12 jésuites sont morts en peu de temps,…

LES APPRENTIS SORCIERS

L’hypothèse la plus avancée pour l’origine de l’épidémie est la transmission du virus par un contact entre chauves-souris, pangolins et humains lors d’un trafic d’animaux pendant un marché en Chine. Mais cette chaine de transmission funeste a eu le mérite d’attirer notre attention sur une autre réalité.

1789, LE PRESIDENT ET NOUS

« Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». En rappelant dans son allocution cette seconde partie du premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1789, Emmanuel Macron a intrigué.

VERS DES JOURS HEUREUX ?

Dans son allocution télévisée, le président de la République a fait référence au titre du programme du Conseil National de la Résistance. Pour inventer un nouveau contrat social après l’épidémie, il faut cependant se rappeler les leçons de l’histoire.

UN NOUVEL ESPACE PUBLIC ?

Après le discours du Président de la République, les commentaires abondent. Peu mettent en avant qu’ils se situent dans un espace public complètement reconfiguré, sur la forme comme sur le fond.

AVEC JULIA KRISTEVA, AU SECOURS DE LA PENSEE

Il faudrait toute la sagesse d’une intellectuelle européenne comme Julia Kristeva pour nous aider à comprendre ce qui se joue dans l’épidémie actuelle et nous sortir de nos égoïsmes nationaux.

Ressuscités ?

Pour beaucoup, à la suite de Camus notamment, l’idée d’une survie personnelle apparait comme contraire à la dignité, au courage. L’homme lucide doit se reconnaitre fini, limité, mortel. Le Royaume est tout entier de ce monde.

PASSER PAR LE FEU

Il arrive que les croyants soient éprouvés dans leurs convictions les plus intimes. C’est bien le cas aujourd’hui. C’est un fait connu dans toutes les traditions religieuses. Ces épreuves ne sont jamais prévues, programmées. Saint Jean de la Croix parle d’être « jeté dans le silence comme dans un trou ».

VENDREDI SAINT. AU CHEVET DE L’HUMANITÉ BLESSÉE

Dans l’épidémie actuelle, soignants et agents pastoraux se retrouvent à œuvrer ensemble. Réjouissons-nous ! Ils cherchent des réponses les plus justes face à toutes les détresses. Une solidarité existentielle les pousse à agir ensemble. Ils ont mis aussi parfois en sourdine leurs rivalités. Personne ne s’en plaindra.

AUTOUR D’UN REPAS

Pour les chrétiens, le Jeudi saint est un jour essentiel : Jésus prend le pain, il prononce la bénédiction. Le pain, aliment premier de la vie, devient son corps. Depuis, ses disciples refont ses gestes en mémoire de Lui. Mais qu’est-ce qui se joue autour de la table ?

DISCRÈTE ESPÉRANCE

À l’approche de Pâques, malgré une courbe des décès encore trop forte, la France est repartie dans une discrète espérance. Et reviennent en mémoire les mots de Charles Péguy : « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle » (« Le Porche du mystère de la 2e vertu »). La chronique de Jean-François Petit

PRIER DANS L’ÉPIDÉMIE ?

« Cette crise peut nous rapprocher ou achever de nous séparer ». L’avertissement du député européen François-Xavier Bellamy est sans appel (La Croix, 7 avril). Sa mise en garde contre la possibilité d’une « lutte des classes face au virus » a le mérite de la clarté. Elle fait preuve d’un vrai courage politique dans le camp des Républicains.

SÉPARÉS, MAIS SOLIDAIRES

Cette Semaine Sainte marquera sans doute pour longtemps les esprits. Toutes les grandes religions s’apprêtent à célébrer leurs fêtes dans un strict confinement. Image stupéfiante du pape François seul pour les Rameaux, qui le sera aussi pour Pâques ! Que reste-t-il alors de public, sinon des gestes d’entraide ?

L’Église catholique et les médias à l’épreuve du conavirus

Emporté par le coronavirus, le journaliste laïc Henri Tincq – chroniqueur religieux à « La Croix » puis au « Monde – a longtemps été considéré comme le “111e évêque” français. Attentif aux mouvements postconciliaires, il a largement contribué à façonner l’opinion publique. Cette chronique lui rend hommage.

CRISE SANITAIRE ET COLLAPSOLOGIE

La crise du coronavirus met en évidence la fragilité de notre modèle de développement. Depuis plusieurs années, il n’est plus inconcevable de penser qu’il va carrément s’effondrer. Une science est même née : la collapsologie.

LA MÉMOIRE DES CAMPS DE CONCENTRATION

On ne compte plus les réunions et les rencontres annulées à cause de l’épidémie du coronavirus. L’une d’entre elles est particulièrement grave : celle du 75e anniversaire de la libération des camps de concentration. Celle de Buchenwald aurait dû se tenir début avril en Allemagne.

UN CONFINEMENT DE LA DEMOCRATIE ?

Triste spectacle des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale lors de la séance du 31 mars. Seuls dans l’hémicycle, huit députés reprennent les interrogations de leurs collègues. Confinés dans leurs circonscriptions, ceux-ci passent désormais leur temps à essayer de régler les problèmes de tous ordres.

LA TRAVERSEE DU PIRE

La crise que nous traversons, avec l’effondrement mais aussi les résistances qu’elle provoque, relance comme jamais la recherche de sens. Attendant désespérément notre fameux « pic de mortalité », nous ne savons pas très bien si nous allons basculer du côté de la mort ou de la guérison.

ATTENTIFS AUSSI A LA SOUFFRANCE

La crise actuelle du coronavirus, avec ses milliers de morts, a généré beaucoup de souffrances. Pour la plupart, la souffrance reste un scandale. Ils cherchent à l’esquiver. D’autres veulent nous en délivrer. Généralement sans succès… La chronique de Jean-François Petit