Regards sur l’art sacré

La chronique de Pierre Sesmat

Les langues de feu de la Pentecôte et l’énergie de l’Esprit

Le tableau du Greco nous touche et s’accorde bien à la sensibilité chrétienne contemporaine.
Les corps, visiblement saisis par l’énergie de l’Esprit, s’étirent et se tordent comme les flammes qui viennent se poser sur leur tête. Les couleurs saturées et stridentes et le contraste entre l’ombre et la lumière disent le choc de l’événement inouï.
 La chronique de Pierre Sesmat

Ni toucher, ni voir… et croire ?

Un bleu outremer qui happe tout de suite le regard du spectateur. C’est ce bleu hautement spirituel dont Laurent de La Hyre revêt Jésus dans son « Noli me tangere » de 1656, expression d’une mystique qui a dû paraître trop abstraite en son temps, mais qui nous touche au plus profond de nous-mêmes.
La lecture de Pierre Sesmat

Et Grünewald inventa la Résurrection

Comment représenter le corps de Jésus, ressuscitant ? Comment donner l’impression qu’il bondit hors du tombeau, comme un souffle joyeux qui fait tourbillonner les vêtements ?
De Pierre Sesmat

La co-passion du retable d’Issenheim

C’est devant ce Christ mort dans des conditions atroces que les Antonins d’Issenheim conduisaient les malades du mal des ardents, avant même de tenter de les soigner.
En contemplant le corps supplicié du Christ, souffrir avec Jésus prenait tout son sens. Et les malades pouvaient voir sur la peau du Crucifié les mêmes ravages que sur la leur.
De Pierre Sesmat

François devant le crucifix de San Damiano

Aucune expression de souffrance, ni sur son visage ni dans son corps. Pas de couronne d’épines.
Quel soutien pouvait attendre François d’un Christ aussi distant et comme indifférent même à son propre sort ? Comment l’a-t-il vu ?
La chronique de Pierre Sesmat

L’Annonciation dans un souffle

Une atmosphère étrange parcourt les panneaux du retable d’Issenheim peint par Mathis Grünewald. Étrange et saisissante.
Pierre Sesmat nous propose de nous arrêter aujourd’hui devant la scène de l’Annonciation.

Et Joseph déprimait à l’écart

Dans l’image actuelle de la Sainte Famille, Joseph assume son rôle de père nourricier de Jésus. Pourtant longtemps, Joseph a été une figure ridicule, une figure du doute. C’est ce que Giotto a encore peint dans sa Nativité du cycle de la chapelle des Scrovegni à Padoue. Une nouveau volet de la chronique de Pierre Sesmat.

Celle qui voulait dire non

« Étrange tableau, si loin des images de la Vierge agenouillée, soumise à la volonté de Dieu et prononçant ce fiat magique auquel nous souhaiterions tellement résumer le récit de l’Annonciation. Botticelli aurait-il réinventé celui-ci et dévoyé dans un sens un peu sulfureux ? »
Pierre Sesmat nous montre dans cette nouvelle chronique des aspects inattendus ou inhabituels de l’art sacré.
Premier volet : « L’Annonciation du Cestello » de Sandro Botticelli