Celui qui a soif qu’il vienne !

8 mai 2016

1ère lecture : « Voici que je contemple le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Ac 7, 55-60)

Psaume : Ps 96 (97), 1-2b, 6.7c, 9

2ème lecture : « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 12-14.16-17.20)

Evangile : « Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)

 

 Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange
vous apporter ce témoignage au sujet des Églises.

 

Bonjour, et bienvenue à chacune et à chacun,
les fidèles de la communauté de Saint-Merry comme les amis de passage

« Viens !
Celui qui entend, qu’il dise : viens !
Celui qui a soif, qu’il vienne.
Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement.

Oui, je viens sans tarder. Amen, Viens Seigneur Jésus »

Dans ces quelques mots très simples, tirés de la lecture de l’Apocalypse
qui nous est proposée ce matin par la liturgie,
nous retrouvons à la fois l’ampleur de notre désir de vie
mais surtout l’immense abondance du don qui nous est fait par Jésus.

Alors oui, comment ne pas répondre à ton appel ?
Comment ne pas venir ?
Approchons, écoutons, partageons la parole et le pain.

Dans l’Evangile, Jésus nous entraîne dans sa prière,
cette grande prière pour l’unité, pour notre unité,
qu’il a dite au moment de son dernier repas,
juste avant de mourir.
Entrons dans l’intimité du dialogue entre Jésus et son Père,
mais dans lequel il manifeste toute sa tendresse et ton son amour pour nous.

Dans les Actes des apôtres,
contemplons la figure d’Etienne au moment de souffrir son martyre.
Il a mis toute sa confiance en Jésus,
au point de ne faire plus qu’UN avec lui,
et au point de mourir en paix.

Ce matin, au moment d’entrer dans notre célébration,
marquons nous du signe de celui qui a tant prié pour notre unité,
et qui, malgré toutes nos différences, malgré toutes nos dissensions,
malgré nos inimitiés, nous rassemble et nous unit à lui une fois encore,
au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Vincent Moreau

 

Ce texte d’Evangile
comme les deux autres lectures de ce dimanche
est une déclinaison sur la confiance.

Etymologiquement ce croire-ensemble pour faire un.
Nous ici réunis en son nom,
croire ensemble que seul le Christ nous révèle le Père.

Grâce à lui, croire ensemble
que Dieu est d’abord amour
et par surcroît miséricorde.

Mais ce texte signe aussi la confiance du Christ en nous
afin que nous fassions de la Parole justement confiée
une Parole de vie pour l’aujourd’hui du monde dans lequel nous sommes :

Confiance de Jésus dans l’avenir alors que son présent
le conduit vers la mort et donc confiance
de « celui qui s’abandonne aux autres sans les abandonner » (Jean-Yves Badiou)

Pas de foi sans amour, pas d’amour sans confiance.
Cette prière secrète et ouverte de Jésus
sonne comme une variante amoureuse de la Trinité.

Alain Cabantous

 

A propos du texte des Actes des Apôtres du dimanche 8 Mai 2016.

Le récit du lynchage d’Etienne est facile à suivre.
C’est l’histoire de l’élimination d’un témoin qui résiste,
qui a de convictions.

Rapport sur la lapidation de celui
qui a calqué son chemin sur celui qui donne sens à sa vie.

C’est l’exposé de l’exécution de celui
qui a mis ses pas dans ceux du médiateur,
le pont entre Dieu et les hommes, Jésus, homme et Dieu.

Récit des risques d’une conviction,
de la foi mise dans celui qui établit une relation d’amour,
qui réalise, construit et finalise la communion entre Dieu et les hommes.

Jesus Asurmendi
Méditation à la manière d’une prière eucharistique

 

« Voici que nous contemplons les cieux ouverts et Jésus à la droite de Dieu ».

Oui Dieu notre Père, nous le croyons et nous le proclamons,

c’est pour cela que nous te rendons grâce.

Nous te remercions pour les fleurs du printemps,

les lilas mauves et lilas blancs, les glycines et aubépines.

 

 

Pour cette nature qui n’a pas besoin de tant de produits chimiques

qui empoisonnent nos corps et engraissant les comptes en banque de certains,

ici au Panama et ailleurs.

 

Nous te rendons grâce pour le témoignage d’Etienne qui nous appelle

non pas à la soumission mais à la résistance

pour être honnêtes avec la foi qui nous fait vivre, malgré les risques.

 

Nous te remercions car nous savons vraiment que si nous avons soif,

la source est vive, l’accès ouvert et que nous pouvons y boire à satiété.

Nous te rendons grâce par ton Fils, celui qu’Etienne a vu à tes côtés,

ce Fils qui est un avec toi dans la connaissance que donne l’amour.

Ce Seigneur, notre Seigneur, qui partage avec nous

connaissance, union, force pour résister et faire face, et amour.

 

Pour Lui et par Lui nous te louons et nous te chantons.

 

Oui, Dieu notre Père il y a des moments où l’on ne peut plus tricher,

tergiverser, se mentir à soi-même, s’esquiver, jouer avec les mots.

Jésus, notre Seigneur l’a bien vécu.

Le moment de te rendre témoignage n’était pas fortuit,

l’heure décisive, l’heure de la mort était certaine.

 

Ce ne fut pas un évènement médiatique.

Ce fut l’aboutissement d’une vie faite de choix conscients, quotidiens,

petits et grands, en creusant le sillon de son don, jusqu’à l’extrême,

le don de sa vie et de sa mort.

 

Comme conséquence, par ton Esprit tu en as fait le maître de la vie.

Nous te demandons ainsi que son œuvre se poursuive,

qu’il soit présent parmi nous par ton Esprit.

 

Que ce pain et ce vin deviennent les signes du corps et du sang de ton Fils,

notre Seigneur Jésus.

 

Voilà pourquoi nous faisons son mémorial,

nous ré-presentons sa vie, sa mort et sa résurrection.

 

Et nous l’attendons, eh oui, nous l’attendons jusqu’à ce qu’il revienne.

 

Témoins que nous sommes de ce Jésus qui est ton Fils et notre Seigneur,

nous savons que notre tâche est rude.

Comment être dans la connaissance, dans la sympathie,

dans la complicité avec Toi, Dieu notre Père ?

 

Grâce à la communion avec ton Fils, grâce au partage du repas du Seigneur.

 

Que ton esprit vienne sur tous ceux qui partagent le repas du Seigneur

et qu’ainsi nous soyons prêts à être unis entre nous

parce qu’unis avec Toi, grâce à Jésus notre unique médiateur.

 

Que cette unité se fasse dans la résistance pas, dans la soumission,

dans la confiance pas dans la suspicion,

dans l’écoute et dans l’amour, pas dans le mépris.

Que nous servions les autres,

mais que nous ne nous servions pas des autres.

 

Que la discrétion, la simplicité,

la bienveillance et la joie

nous accompagnent.

 

Jesus Asurmendi

 

Jésus a prié pour notre unité, mais cette unité,
c’est maintenant à nous de la construire, chaque jour,
et nous ne pouvons le faire qu’en nous aimant les uns les autres,
qu’en répandant autour de nous l’immense amour qu’il nous a donné.

Nous n’y arriverons peut-être pas du premier coup,
nous n’y arriverons peut-être jamais parfaitement,
mais malgré nos échecs, malgré nos tentatives avortées,
jamais Jésus ne se lassera de prier pour nous et pour notre unité.

Alors, mettons pleinement notre confiance en lui.
Vivons debout dans la confiance, Christ est pour nous le vrai berger.

Vincent Moreau

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