Celui que j’ai choisi : écoutez-le

Lectures du jour :

1ère lecture : Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant  (Gn 15, 5-12.17-18)
Psaume : Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14
2ème lecture : « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)
Evangile : « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » (Lc 9, 28b-36)

    Pierre n’avait pas fini de parler,
qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre 

 

Accueil – entrée en prière par le chant

Bonjour, et bienvenue à chacune et à chacun,

les fidèles de la communauté de Saint-Merry comme les amis de passage.

Nous sommes tous rassemblés ce matin, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.

Les textes du jour nous ont paru bien étranges, voire mystérieux,

si étranges que nous avons même choisi d’écarter la première lecture,

qui nous parle certes d’Alliance conclue entre Dieu et Abraham,

mais qui évoque aussi

des sacrifices dont nous avons eu un peu de mal à voir en quoi ils nous parlent aujourd’hui.

 

 

Le récit de la Transfiguration nous est apparu tout aussi étrange et incompréhensible,

rempli de références bibliques difficiles à décoder,

empreint d’un mysticisme presque « new age »,

avec Jésus qui apparaît comme un spectre et trois apôtres en extase.

 

Plus sérieusement, ce récit se termine par une phrase qui nous a semblé  paradoxale :

 

« Celui que j’ai choisi, écoutez le »,

 

paradoxale car dans ce récit, Jésus ne dit pas un mot,

et le seul qui parle, à part Dieu le Père,

c’est Pierre,

mais on a l’impression qu’il aurait mieux fait de se taire…

Alors, comment comprendre ces textes ?

En fait, le récit de la Transfiguration est d’abord le récit

d’une expérience de la présence de Dieu qui se manifeste parmi nous et en nous.

Ecouter Jésus, celui que Dieu a choisi, ce n’est pas uniquement écouter sa parole,

mais c’est faire l’expérience de sa présence.

 

Sa présence, nous pouvons en faire l’expérience dans le silence.

Lorsque nous avons une grande intimité avec quelqu’un,

nous n’avons pas besoin de paroles pour se comprendre.

Avons-nous cette même intimité avec Jésus ?

Sa présence, nous pouvons aussi en faire l’expérience dans d’autres expériences sensorielles :

un rayon de soleil à travers un vitrail,

un torrent dans une montagne,

un arc-en-ciel qui perce dans un ciel d’orage,

une mer calme,

une cantate de Bach.

 

 

Quelles expériences de la présence de Dieu vivons-nous ?

Sa présence, nous pouvons surtout en faire l’expérience dans l’écoute des autres,

cette écoute miséricordieuse qui nous met en relation avec ce Dieu

qui s’incarne dans tout homme et toute femme.

Avons-nous toujours cette écoute de l’Autre qui nous met en présence de Dieu ?

Alors, ce matin, ne cherchons pas à tout comprendre, à tout décoder,

mais vivons au cours de cette célébration l’expérience de la présence de Dieu.

Laissons-nous emporter par ce mystère et nous finirons par le reconnaître.

Tu nous révèles à ton mystère en chaque vie transfigurée

Dans ces rencontres éphémères, que nul ne peut emprisonner.

Vincent Moreau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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