« Christ est notre paix »

Je trouve l’auteur de la lettre aux Ephésiens bien optimiste… Des murs, il y en a partout,...

19 juillet 2015
16ème dimanche du Temps Ordinaire

C’est lui, le Christ, qui est notre paix :
des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ;
par sa chair crucifiée,
il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse.
Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen,
il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps
par le moyen de la croix ;
en sa personne, il a tué la haine.
Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix,
la paix pour vous qui étiez loin,
la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres,
nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
                                                                                                        (Ep 2, 13-18)

Paul  aux Ephésiens, 2, 13-18

Le Christ a détruit ce qui séparait, le mur de la haine….

Je trouve l’auteur de la lettre aux Ephésiens bien optimiste… Des murs, il y en a partout, il y a eu le mur de Berlin  et la frontière entre les deux Allemagnes pendant plus de 25 ans ; il y a le mur de Jérusalem et la barrière de séparation israélienne, il y a un mur de barbelés entre les Etats-Unis et le Mexique. On est en train de prévoir le mur entre la Tunisie et la Libye, et chez nous des grillages à Calais entre la  zone portuaire et le campement-bidonville qui grandit très vite à côté. Et il y a quelque chose au Sud de l’Europe qui se dresse entre nous et ceux qui arrivent par la mer, pleins d’espoir après avoir fui la guerre ou la faim.

Le Christ a détruit le mur de la haine, du rejet : il s’est invité chez les pécheurs, il a parlé avec la Samaritaine, il est entré chez le centurion romain, provoquant incompréhension ou scandale chez ceux qui le voyaient ainsi agir « autrement ».

Et nous (et moi ?),  ne mettons-nous pas des barrières pour nous mettre à l’abri, pour ignorer ceux qui, dans notre entourage, pensent différemment ? N’avons-nous pas du mal à admettre que celui qui nous dérange par une vie, des comportements, voire une religion différents, est aussi aimé de Dieu, attendu comme nous. « La bonne nouvelle de la paix est pour ceux qui sont proches, ceux qui sont loin ». Quelques lignes plus loin que l’extrait qui nous est proposé aujourd’hui, il est dit « vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit ».  Alors, comment pouvons-nous participer à cette construction-là  et non aux murs de haine? Comment l’annoncer ? Christ est notre paix.

Comme priait saint François :
Seigneur, fais de nous un instrument de ta paix
Là où est la haine, que je mette l’amour.

Hélène Perrin

Préface
Père,
Tu as envoyé ton fils parmi les hommes
Tu ne nous as pas envoyé un Prince ou un Roi reconnaissable à sa puissance et à sa richesse
Tu ne nous as pas envoyé un double semblable à nous-mêmes en tout point
Tu ne nous as pas envoyé un gourou qui manipule le plus intime de nos consciences

Tu as envoyé ton fils parmi les hommes
Savons-nous le reconnaître dans l’étranger, l’immigré, l’exclu ?
Savons-nous le reconnaître dans l’inconnu, le différent, l’autre ?
Savons-nous le reconnaître dans l’homme tourmenté, souffrant, méprisé ?

Pour que nous accueillions ton fils
Tu nous rends capable d’aimer nos frères
Du plus humble au plus vulnérable
Du plus proche au plus étranger
Tu nous rends capable de fraternité

Jacques Mérienne

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