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Le Christ qui vit en moi

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Ce que je vis aujourd’hui dans la chair,
je le vis dans la foi au Fils de Dieu
qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi.
Dimanche 12 juin 2016
1ère lecture : « Le Seigneur a passé sur ton péché : tu ne mourras pas » (2 S 12, 7-10.13)
Psaume : Ps 31 (32), 1-2, 5abcd, 5ef.7, 10bc-11
2ème lecture : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 16.19-21)
Evangile : « Ses nombreux péchés sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour » (Lc 7, 36 – 8, 3)
Bonjour à toutes, bonjours à tous….

Bonjour à vous les habitués, à vous personnes de passage, à vous les enfants,
à vos familles et à vos accompagnants, soyez tous les bienvenus.

C’est un grand jour, un jour de fête pour toi Alice et ta maman Marion,
pour toi Alix, pour toi Marius…

Car tous les quatre, vous êtes conviés pour la première fois au repas du Christ.
C’est le deuxième grand rendez-vous avec Dieu et la communauté après votre baptême.

Notre messe est consacrée aux enfants. A vous trois Alice, Marius et Alix,
mais à vous tous les autres de l’atelier de la foi, et tous les enfants
qui sont présents ici aujourd’hui.
Lundi dernier lors de la préparation l’équipe vous a concocté une célébration adaptée….
Nous espérons que cela vous aidera à la vivre pleinement.

Désolé, nous les adultes, nous autres les habitués,
aujourd’hui les enfants et les « simples » sont à l’honneur !
Mais au fait, qu’est-ce que les enfants nous apprennent
en concrétisant leur désir de faire leur première communion ?

Marius, Alix, Alice et Marion hier, au cours de notre mini retraite,
nous avons parlé des sacrements, nous avons réfléchi à l’eucharistie.
Aujourd’hui vous allez entrer en communion avec tous les chrétiens
pour la première fois. Alors n’oubliez pas :

– C’est un jour unique car vous êtes accompagnés par toute la communauté.
– C’est un jour unique car ce jour va marquer votre vie entière !
 comme nous a dit Marius hier :
«  il n’y a toujours qu’une seule première fois ! »
– C’est un jour unique car il va changer votre vie :

elle ne sera plus tout à fait comme avant car, comme le dit Paul :
« Je vis mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ».
Vous ne serez donc plus tout à fait les mêmes après cette cérémonie !

Nicolas Maurin

 

Paul déclare : « Jésus vit en moi »

Quand on a rencontré quelqu’un qui nous aime et que l’on aime très très fort,
quand on a un papa, une maman, un ami qui nous aime, du coup il est en toi,
il n’est pas seulement à côté de toi … Il est en toi.
Paul, c’est pareil, il se sait aimé du Christ,
et le Christ est en lui dans son être intérieur.

Jésus vient d’une famille où on travaille le bois,
oui mais depuis, il travaille les cœurs, et
les cœurs sont autrement plus durs que le bois !
Paul le fougueux des galates,
Paul le fou furieux au cœur dur qui persécutait les chrétiens
ouvrit son cœur et laissa entrer celui qui vit désormais en lui.
Mais Paul qui n’a pas froid aux yeux, devant les galates, va encore plus loin,
il en remet une louche, la loi, la Thora ne suffit pas !
Et oui notre foi n’est pas un livre même s’il a la réputation de livre sacré,
notre foi c’est une rencontre ! Et ça change tout !

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Notre foi n’est pas que livresque, intellectuelle,
elle est charnelle, elle est physique, elle me prend aux tripes.
Alors certes, il nous faut faire du caté pour connaître ce Jésus,
il nous faut lire la bible, certes … mais il nous faut surtout le rencontrer !
Et le rencontrer ce Jésus, ce semeur d’amitié, cet empêcheur de tourner en rond,
passe par un repas, passe par la table, par un bout de pain, une coupe de vin,
une miette d’hostie, une miette suffira, peu importe, c’est le geste qui compte,
ce geste dérisoire et fou, pétri d’humanité qui me le rend présent ce Jésus
au point d’être en moi là où le divin fait son feu.

Marion que j’ai eu l’honneur et la joie d’accompagner quelque peu
sur le chemin de la communion, puisses­-tu faire comme Paul aux Galates,
un Christ qui vit en toi non pas pour l’enfermer dans l’hostie,
non pas pour l’enfermer dans la bible ou même l’enfermer en toi,
mais pour le donner, le redonner plus que jamais à d’autres,
aux affamés de ce monde.

Christian Bobin, ce poète mystique, déclare « la vérité ça se mange » !
J’ajoute : la Parole ça se mange, l’Amour ça se mange, l’Amitié ça se mange,
oserais-je dire Dieu ça se mange ?

Pierre Castaner
Une rencontre

Première communion d’Alix, Alice, Marius et Marion.

Notre vie est parsemée de rencontres, rencontres ordinaires, banales ou plus décisives.

Le lieu de la rencontre n’est pas fixée d’emblée, même si dans l’Evangile,
des choses décisives se jouent lors de repas.
Comment transformer des moments nécessaires de repos, de reprise,
dédiés à des besoins primaires, comme celui de se nourrir,
à des questions plus essentielles ?

Dans l’Evangile, Jésus multiplie les rencontres : le lépreux, Zachée, Samaritaine, la veuve…
mais aujourd’hui Alix, Alice, Marius et Marion, Jésus vient spécialement à votre rencontre,
dans un moment tout simple, même s’il est vécu au milieu d’une communauté comme ici.
Ce jour important, que vous attendez, c’est celui où Jésus entre dans votre maison,
pour vous partager ce qu’il est et pour que puissiez faire route avec lui !

Je pense que vous êtes prêts à le recevoir. Accueillir Jésus, ce n’est jamais banal !
Après, du moins pour les plus anciens, ce sera peut-être la routine… .
Mais pour l’instant, communier pour la première fois, c’est dire que vous êtes d’accord pour ce projet.

Vous allez me dire : qu’est-ce qu’il faut faire ? A quoi cela nous engage ? Je vous réponds :
regardez dans l’Evangile d’aujourd’hui : il y a Simon le pharisien et la pécheresse.

Simon le pharisien, il n’a pas été trop attentif, il a fait les choses un peu machinalement :
il n’a pas versé l’eau sur les pieds… or, quand on a fait de la route dans le désert,
évidemment on a besoin d’être plus propre pour être à l’aise pour le repas… .
Jésus arrive comme un ami, et Simon ne l’embrasse pas, il ne lui met pas de parfum sur la tête
comme pour dire qu’il est content d’être là… .

Alors dans ce repas, Jésus pose le regard sur la dernière arrivée qui n’était sans doute pas invitée,
une femme de la ville, une « pécheresse » dit l’Evangile… .
Vous savez, c’est comme dans les repas de famille, où les cousins « un peu beauf » arrivent… .
Et là, cette femme, Jésus la laisse faire.
Il sait très bien qu’elle n’a sans doute pas eu une vie toujours exemplaire, mais bon….
Elle lui lave les pieds comme on le fait pour Pâques, elle verse du parfum…
bref, elle montre à Jésus qu’elle l’aime bien ! Elle manifeste sa foi en lui et,
comme elle n’a pas eu une vie parfaite, elle demande son pardon.
Et Jésus la pardonne. Tout le monde était là pour accueillir Jésus et c’est elle qui fait le job !

Et bien, vous voyez, quand Jésus vient à notre rencontre,
il n’attend pas que nous nous comportions comme des robots
mais que nous soyons heureux de l’accueillir, de faire la fête avec lui.
Jésus nous met ici tous sur un pied d’égalité. Jésus ne veut pas d’exclus, de gens tristes.
Si la pécheresse pleure ce sont des pleurs de joie, non de chagrin,
parce qu’elle sait qu’elle va pouvoir compter sur Jésus et qu’elle pour aller en paix.

L’eucharistie, c’est le sacrement de la rencontre, de la joie et de la paix définitive.

Dans la vie, on passe parfois par des hauts et des bas. Mais Jésus ne nous abandonne pas.
Il se réjouit quand nous revenons vers lui et il veut, comme ce matin, que nous soyons tous unis,
parce que lui il a tout donné pour nous et il veut que nous ne formions qu’une seule famille.
Etes-vous d’accord ?

Nous, oui !

Jean-François Petit

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