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Comment sortir du mépris de la chair ?

La lecture de la presse, ces derniers jours m’a accablée. À longueur de pages, on n’y parle que du livre de Frédéric Martel sur l’homosexualité au Vatican, de la condamnation du cardinal Pell en Australie, de la frustration des victimes après le discours du pape à la fin du sommet sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église, et j’en passe…

En lisant ces articles, la fameuse phrase de Blaise Pascal m’est venue à l’esprit : « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut qui veut faire l’ange fait la bête ». Mais est-il possible de rester figé dans ce sentiment de tristesse et d’impuissance ? Que faire ?

Peut-être l’Eglise catholique devrait-elle entreprendre un vrai travail de discernement sur sa conception de la sexualité et accepter de reconnaitre que sur ces sujets elle ne peut plus avoir une vision univoque de l’ « universel » ? Il me paraît difficile d’affirmer, par exemple, que le célibat des prêtres soit un principe intangible et qu’il doive s’appliquer uniformément, en Afrique, en Europe occidentale ou en Inde.

Ne faudrait-il pas remettre en cause notre manière à nous, simples fidèles, de considérer les prêtres comme des hommes « à part », des hommes qui relèveraient de la catégorie du « sacré » ? Certes, les prêtres ont une vocation spécifique, mais il ne faut pas leur fixer un idéal tellement élevé qu’il en devient « surhumain ».

Clercs comme laïcs, nous ne sommes pas assignés au sacré mais appelés à la sainteté, en vivant pleinement notre condition d’êtres de chair.

Isabelle L.

Billet du dimanche 3 mars 2019

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