émerveillement

Connivences, émerveillement et passages de relais

J’ai eu la chance de garder mes trois petits enfants à la campagne pendant une semaine de ces vacances de la Toussaint. Raconter l’histoire du soir à la dernière, Annaëlle, trois ans, a été une série de moments de joie partagée. Quel plaisir et quelle expérience vivante pour un grand-père que ce développement de la connivence, renouvelé chaque jour de cette semaine, et d’année en année…

Tout en étant vraiment présent pour lire le livre ou pour raconter l’histoire, j’ai pris cette année le temps d’accueillir ce qui se passait en elle – émotion très spontanée de joie ou de surprise en écoutant le récit… – et ce qui se passait en moi – réminiscences des moments équivalents pour moi-même à son âge, avec leur lot de vrais bonheurs de gamin, mais parfois aussi mélangés de quelques frustrations ou même de tristesse…

Émerveillement, c’est le mot qui me vient, devant cette vie de petite enfant qui s’épanouit et qui s’affirme parfois avec assurance ou d’un coup avec une forte demande de tendresse… et aussi devant cette longue vie d’adulte parcourue, que ces moments privilégiés d’alors ont abondamment nourrie…

« Soyez comme des enfants ! »… Parfois nous y pensons intellectuellement. Ces moments de connivence de l’histoire du soir font résonner cette invitation de l’Évangile, directement par le cœur, comme une douce pulsion de vie.

Saurai-je maintenant dans le quotidien transfuser en moi-même, et transmettre autour de moi ces connivences créatrices, riches de confiance et de fraîcheur ?

Michel Ray

Billet du dimanche 19 novembre 2017

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