Craindre et espérer

Pourquoi reprendre ces deux verbes qui ont rythmé notre temps de l’Avent alors que nous traversons le Carême ? Quelle mort avons-nous à craindre avant de parvenir à espérer une résurrection, une vie nouvelle dès aujourd’hui ? Beaucoup sont angoissés par leur propre avenir en raison du chômage, de la maladie, de difficultés familiales… mais aussi, par les incertitudes de la situation électorale. Si tous savent à peu près ce que nous avons à craindre, peu ont déjà fait le choix du candidat capable de leur donner à espérer.
Ces interrogations nourrissent, après l’Atelier « Foi et Politique », nos rencontres de Carême autour du thème « Foi et citoyenneté » et le débat du jeudi 30 mars : « C’est l’heure du choix pour maintenant… et pour demain ? ». Nous sommes appelés à contribuer à une refondation politique restauratrice du vivre ensemble et au service du bien commun.

Peu de candidats ont exprimé leur vision de l’Europe, sauf ceux qui veulent  la quitter. Recevant les dirigeants venus à Rome commémorer le soixantième anniversaire de la signature des traités fondateurs de la construction européenne, le Pape François* a souhaité que « L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes », qui « prospèrent précisément à partir de l’égoïsme ».
A notre place, comme femme et homme, comment vivre l’Evangile dans notre citoyenneté ?
Et, à travers notre communauté, comment faire retrouver l’espérance par notre solidarité ?

Michel Bourdeau

  • Lien vers l’article de Nicolas Senèze, correspondant de La Croix au Vatican :
    http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-Francois-trace-lEurope-chemin-desperance-2017-03-24-1200834606

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