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Credo

Fin de cycles : cycle électoral dont les enjeux ont interpellé nos engagements de citoyens et d’humanistes et cycle liturgique, occasion ici de revisiter nos articles de foi et nos engagements de chrétiens. Nous avons célébré les évènements de la vie du Christ, depuis son entrée dans l’histoire avec l’incarnation jusqu’à sa sortie par sa mort et résurrection. Non par la mort effet de corruption ou de lassitude du corps et de l’esprit, mais par sa mort qui est un acte de dessaisissement total, un « définitif ne-pas-vouloir-être-pour-soi » comme écrit Urs von Balthasar et, en tant que tel, présupposé, raison de sa résurrection totale.

Longtemps je fus – et encore parfois je suis – comme les femmes de l’évangile de Marc, intimidée par ce mystère de la résurrection : « elles ne dirent rien à personne car elles avaient peur ». Mais toujours a résonné en moi la parole de l’apôtre Paul : « si Christ n’est pas ressuscité notre prédication est vide et vide aussi notre foi ». Aujourd’hui, avec le temps qui donne assurance et humilité, je peux confesser l’essentiel : je crois que le Christ, « Dieu et homme en n’étant ni (seulement) Dieu ni (seulement) homme » selon la formule si profonde de P.-J. Labarrière, montre que notre destin est indissolublement lié à Dieu. Je crois que le Christ, par sa vie, sa mort et sa résurrection, a renouvelé l‘homme, l’a réconcilié avec lui-même et avec Dieu et que par Lui, en Lui, nous sommes reçus par le Père comme enfants de Dieu.

Ignorante des plans de Dieu mais non de sa bonté, je peux concevoir et me réjouir que l’humanité dispose d’autres voies de salut. Chrétienne je peux dire, avant de céder au désir de me taire et de continuer à interroger la Révélation de Dieu, que je crois en la résurrection du Christ et donc à la résurrection des hommes.

Catherine Charvet

Billet du dimanche 11 juin 2017

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