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De l’excision

Le 6 février sera la journée internationale de lutte contre l’excision.

Depuis 2013 existe à Paris l’association SOS AFRICAINES EN DANGER née d’un groupe de parole au centre de soins PARCOURS D’EXIL.

C’est une association de jeunes africaines, francophones, musulmanes, réfugiées ici à Paris où elles ont trouvé la liberté après avoir subi au pays l’excision et le mariage forcé.

L’excision c’est l’ablation du gland du clitoris quand ça n’est pas l’ablation de tous les organes sexuels externes de la femme.

L’excision c’est une torture à vie, sauf réparation chirurgicale. L ‘excision ce n’est pas seulement vingt minutes pour faire pipi. Ce n’est pas seulement le risque de mourir d’hémorragies, le risque de mourir en couches et l’assurance d’avoir des accouchements atrocement douloureux et longs.

C’est d’abord et avant tout des rapports sexuels douloureux , ce pour assurer au mari que sa femme ne le trompera pas. C’est l’interdiction du plaisir féminin. Le crime d’excision perdure depuis des millénaires, depuis les pharaons. Ainsi les coptes sont excisées en Egypte.

Ces jeunes femmes sont la première génération d’africaines qui se révolte contre les traditions, contre la famille, contre le village, contre le gouvernement qui souvent, pour obtenir des fonds de l’Europe, inscrit dans la constitution l’interdiction de l’excision et du mariage des mineurs et pratique une totale impunité.

Les Africaines en Danger ce sont leurs fillettes laissées au village dont elles ne veulent à aucun prix qu’elles subissent les crimes qui ont gâché leurs vies : or il faut d’abord obtenir le statut de réfugiée pour pouvoir ensuite lancer la procédure de reconstitution familiale laquelle est malheureusement très longue.

Mais elles sont debout et elles disent haut et fort NON à l’excision.

Danielle Mérian
Présidente de SOS Africaines en Danger

 

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