Que de « murs » à faire tomber !

Avec ses images, ses gestes et ses paroles, l’actualité nous bouscule.

Aussi, je ne peux pas oublier l’image du Pape François priant près du mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie, à Bethléem. En prière, car un chrétien prie, non pas parce qu’il se sent impuissant face à l’absurde ou à l’innommable, mais parce que la prière est la semence de l’Espérance créatrice, sur le chemin de la Paix.

Souvent ces signes forts font écho en moi, revisitent ma mémoire et nourrissent ma réflexion.

Que de murs de séparation entre les populations ! Comme si on assistait à une sorte de « mondialisation » de la construction des murs. Des milliers de kilomètres construits, des milliards de dollars dépensés et des millions de personnes privées de liberté…

Ces murs ne seraient-ils pas le prolongement dans l’espace de nos propres « murs intérieurs » construits sur la peur, le mépris de la vie d’autrui et le manque de courage politique pour affronter les vrais enjeux ? Je n’ai pas de mal à le croire…

Mon esprit reste encore troublé par la vision de cette frontière intercoréenne, « la plus militarisée du monde », visitée lors d’un récent séjour à Séoul. Autour de nous, tout nous « enferme » dans une sorte de destin absurde et une phobie sécuritaire. En face, plus au Nord, à travers les jumelles, le « silence »…

En ce temps de l’Esprit, Il me reste l’espérance de croire qu’aucun mur ne pourra anéantir totalement l’esprit de l’homme épris de liberté, de justice et de paix.

 

Joaquim Pereira Sousa

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