Des nouvelles de Bouaké

La Commission Partage accompagne depuis 3 ans un projet à Bouaké, Côte d’Ivoire : un petit groupe de femmes, en très grande précarité, qui unissent leurs efforts pour tenter de créer une activité qui leur permettrait de sortir de leur misère, et ne plus rester passives et isolées.

La Commission Partage accompagne depuis 3 ans un projet à Bouaké, Côte d’Ivoire : un petit groupe de femmes, en très grande précarité, qui unissent leurs efforts pour tenter de créer une activité qui leur permettrait de sortir de leur misère, et ne plus rester passives et isolées.

Voici leur dernière lettre, reçue pendant l’été, écrite de la main d’Alphonsine, qui y relate les difficultés auxquelles leur groupe s’est heurté depuis 3 ans. Femmes Bouaké

C’est la 3ème année qu’elles font du maïs, les débuts ont été difficiles, mais elles ne se sont pas découragées :
– La 1ère année, elles avaient eu un champ de bonne terre, mais trop éloigné de leur campement et qui a été repris par le propriétaire : la récolte avait été bonne, mais les cours du maïs avaient chuté, et elles l’avaient mal vendu.
– La 2ème année, elles ont pu avoir un champ plus proche, et ont voulu diversifier leur culture en associant maïs et arachides. Mais le champ s’est avéré de mauvaise terre, et exposé aux animaux sauvages : les récoltes de maïs ont été détruites, et elles n’ont pas réussi à faire pousser les arachides.
– Cette année, un nouveau champ est mis à leur disposition : elles l’ont labouré, semé, et ont commencé à sarcler le maïs. Par ailleurs, elles ont décidé de démarrer un élevage de porcs, et ont déjà acheté 2 truies. Elles se sont aussi rapprochées d’une femme d’expérience, Irmine, en qui elles ont confiance, et qui peut les conseiller.

Brigitte, son mari et ses deux enfants
Brigitte, son mari et ses deux enfants

Mais elles ont aussi été confrontées à une bien triste nouvelle : le décès de l’une d’entre elles, Brigitte. Se sachant malade, et n’ayant pas d’argent pour se soigner, Brigitte était retournée au Burkina, près de sa famille, où elle est morte quelque temps après. Elle laisse 2 petits enfants… mais leur père n’ayant pas la possibilité de s’en occuper seul, a du les laisser à la garde des grands-parents, au Burkina.
Gardons dans nos cœurs la mémoire de Brigitte, femme courageuse, terrassée par la misère qui ne lui a pas permis de soigner sa maladie ! Aujourd’hui, des personnes meurent de pauvreté car la pauvreté ne leur permet pas d’accéder à des soins pourtant existants…

Ci joint : La lettre d’Alphonsine, écrite de sa si belle écriture. Page 1 et Page 2.

Portons-la dans nos prières !

Marie-Noëlle Jarzebowski

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