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Devenir homme

Je donne à des lycéens une formation humaine et religieuse. À travers l’histoire et le christianisme, nous déchiffrons la société actuelle : « Quoi ? Le sigle d’Apple est lié à la Bible ? Sephora est une femme qui a vraiment existé ? » Petit à petit, les sujets se densifient : « La devise française a émergé sous les Lumières. Dans quelle mesure est-elle judéo-chrétienne ? »

Une phrase clef est que nous sommes des nains sur les épaules de géants : nous ne voyons que la surface des choses, le présent, et notre environnement perd beaucoup de sa valeur si on ne comprend pas qu’il est le résultat d’une construction millénaire. Réalisant cet héritage, les lycéens se demandent parfois : « Qu’allons-nous apporter à l’édifice ? » ou même : « Pouvons-nous apporter quelque chose à l’édifice ? »

Quand l’homme devait lutter pour survivre, il n’avait pas le loisir de cette considération. Aujourd’hui que l’humanité semble sortie de la survie, cette question du sens de la vie prend une autre dimension. Associée à la crise de la quarantaine, elle pousse désormais un nombre croissant de trentenaires à la reconversion professionnelle et atteint maintenant un public de plus en plus jeune.

C’est une question stimulante pour l’enfant qui ignore le doute comme pour l’adulte qui se connaît. Pour ceux qui sont entre les deux, elle est plus ardue. Le soutien et le discernement qu’ils peuvent recevoir des autres générations est une aide précieuse qu’ils accueillent avec reconnaissance et enthousiasme.

Xavier D.

Billet du dimanche 8 avril

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