Dieu aime les vivants

… aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison

Dimanche 30 octobre 2016

1ère lecture : « Tu as pitié de tous les hommes, parce que tu aimes tout ce qui existe » (Sg 11, 22 – 12, 2)
Psaume : Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14
2ème lecture : « Le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui » (2 Th 1, 11 – 2, 2)
Evangile : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 1-10)

 

Accueil

Bonjour et bienvenue à tous.
Bienvenue à ceux qui nous rejoignent aujourd’hui à l‘occasion de vacances à Paris,
bienvenue à vous qui êtes régulièrement dans cette communauté.

Nous entendrons aujourd’hui deux textes.
Celui qui est extrait du Livre de la Sagesse nous montre un Dieu attentif à l’homme,
quel qu’il soit, accueillant, prêt à aider, à pardonner, un Dieu qui donne en abondance.
Dans l’évangile de Luc, Zachée, le pécheur, l’exclu, monté dans un sycomore,
cherche à voir, c’est-à-dire à connaître Jésus.
Jésus s’invite chez lui : jour de joie pour celui qui ouvre sa maison.

La tendresse de Dieu pour tous est dite aussi dans le psaume que nous allons chanter.
Chanter pour entrer en prière, pour rendre grâce.

Béni sois-tu Seigneur, Dieu de tendresse et d’amour ! (Ps. 144)

Hélène Perrin
Prière universelle

Au delà des frontières d’Europe la guerre fait rage,
la misère multiplie les réfugiés et les migrants en quête d’une vie digne,
mais ils se retrouvent parqués dans des camps insalubres
quand ils ne sont pas renvoyés.

Quel monde que nous avons bâti !
L’ultra libéralisme économique enrichit une minorité de personnes,
et il n’y a pas beaucoup d’hommes et de femmes riches qui,
comme le Zaché de l’évangile, comprennent le besoin de partager,
car tout ce qui n’est pas donné est perdu.

Des pays entiers sont secoués par le mécontentement social
et les révoltes pour plus de justice, plus de démocratie.
L’étranger migrant redevient le bouc émissaire de tous les maux.
En France, on démantèle la jungle de Calais,
mais Paris devient très vite Calais-bis avec les nouveaux arrivants ;
et parlant de jungle, n’est-ce pas la loi de la jungle
qui gouverne de plus en plus notre monde ?

Riches ou pas riches, nous entendons résonner aujourd’hui
la voix de Dieu qui jadis interpellait Caïn :
« le sang de ton frère crie de la terre justice vers moi » (Gén 4, 10).
Oui, le sort de tous ceux qui arrivent, ceux qui ne se sont pas noyés,
ceux qui ne sont pas mort de maladie, de faim, de fatigue, de maltraitance…
Le sort de toutes ces femmes, de tous ces hommes,
de tous ces enfants crie justice vers toi Seigneur !

Aide les peuples riches et bien établis à développer le sens de l’accueil et du partage,
aide-nos tous à vaincre la peur de la différence, la peur de l’autre.
Cet autre qui arrive c’est notre prochain d’aujourd’hui
que tu nous demandes d’aimer comme nous-mêmes.

Aide-nous Seigneur à nous engager vraiment sur le chemin de la fraternité !

Gerardo Ramos

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Conclusion

Nous venons de chanter « les mains de Dieu ont accueilli nos pauvres riens »
(dans Les mains de Dieu L 157) comme en écho au début du texte de la Sagesse
« le monde est devant toi comme un rien sur la balance ».

Notre célébration s’achève, nous repartons vers la ville.
Dieu s’invite chez Zachée, Dieu s’invite chez nous,
pourvu que nous cherchions un peu à le voir.

Il faut ouvrir notre porte… Dieu aime les vivants…
Saurons-nous grimper à l’arbre, faire un pas vers lui,
changer notre regard, nous laisser conduire par l’Esprit ?
C’est à chacun de répondre. Bonne semaine !

Hélène Perrin

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