Dieu voit comme c’est bon.

‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.’ 

Fête de la Création : Dimanche 25 septembre 2016.

 Lecture du texte de la création de la Genèse tirée de la Bible Bayard 
Evangile : « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)
Introduction .

Fête de la création, aujourd’hui à St Merry,
dans une liturgie un peu bousculée,
au milieu d’un festival crak,
dans une communauté habituée à accueillir des artistes
qui exposent leur travail, au rendez-vous annuel de la nuit blanche.

Fête de création.
La genèse, son ethymologie grecque se traduit par
« commencement »
« Au commencement, Dieu fit les cieux et la terre »

Ainsi débute ce texte , posant d’emblée sa portée, son message :
permettre à l’homme d’avoir la révélation de Dieu,
de connaître aussi le sens de sa vie.

Dans ce texte mythique, il est question de Souffle créateur et de Parole :
Dieu dit.…
La Parole de le genèse crée chaque jour.
La Parole au 6° jour dit que cette terre nous est confiée.

Notre Dieu nous appelle à être à son image et à participer à la création.

A nous de créer, chaque jour dans notre vie,
car vivre c’est entrer dans l’inventivité du temps et de l’espace.
Inventer du sens, de l’amour, créer du partage, créer de la confiance.
La terre nous est confiée et il est temps de réagir pour préserver ce bonheur.

Car comme le chante Francis Cabrel :
« Nous nageons tous dans le même bocal,
nous partageons tous le même Royaume
où nous, nous sommes et vous, vous êtes, des hommes pareils. »

Catherine Marie Vernier

Commentaire après l’Evangile.

Dimanche dernier, l’Evangile se terminait sur cette affirmation :
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent »,
si je peux me permettre cette familiarité,
aujourd’hui on en remet une couche
et encore nous n’avons pas entendu Amos fustiger
« la bande des vautrés » !

Il est vrai que l’argent a une place primordiale dans le monde à tous les niveaux…

Dans cette parabole que nous propose Jésus, l’homme riche est dans l’excès,
sa richesse est comme un rempart qui le sépare totalement des autres,
séparation évoquée à nouveau au séjour des morts
où un grand abîme empêche toute communication
entre ceux qui vont vers les autres et trouvent ainsi de la joie
et ceux qui vivent dans l’entre soi.

Aujourd’hui, quel message pouvons-nous entendre dans cette histoire ?

Pour moi, aujourd’hui, Il me semble, que nous sommes tous un peu Lazare
dont le nom signifie « Dieu m’aide »
quand nous rencontrons l’autre en toute liberté,
mais nous sommes tous aussi un peu l’homme riche :
Nous ne sommes pas vêtus de pourpre, mais de vêtements fabriqués au loin
dans des conditions que souvent nous ne voulons pas savoir.
Nous ne faisons sans doute pas de festins,
mais quels critères guident nos choix lors de nos achats ?

Notre pays, notre continent, se réfugient derrière quantité de barrières protectionnistes
et souvent nous nous en sentons concernés que de très loin,
nous ne sommes pas directement responsables, au hasard,
de la déforestation de l’Amazonie,
de l’exploitation sans réserves du monde sous-marin,
du stockage des déchets nucléaires,
de la disparition accélérée des espèces végétales et animales
ou de la pollution des nappes phréatiques
par l’exploitation industrielle dans de nombreux endroits sur notre planète.
Et pourtant, nous en profitons !…

Ne sommes-nous pas un peu comme cet homme riche
qui voudrait que l’on prévienne ses frères des catastrophes
qui ne manqueront pas de leur arriver s’ils ne changent pas leur façon de vivre?
Quelles positions prenons-nous lors de discussions ?
Quelles priorités allons-nous privilégier quand nous choisirons notre bulletin de vote?
Le maintien de nos revenus ?
Le travail à tout prix, même s’il engendre des nuisances ?
Notre mode de vie ?
Accepterons-nous de le modifier pour que chaque être humain
de par le monde ait sa part de bonheur ?

Que faisons-nous de notre liberté d’enfant de Dieu ?

Nous sommes responsables de notre avenir, de l’avenir de la terre qui nous a été confiée.
Beaucoup de beautés l’habitent, c’est pourquoi,
pour le signifier, nous vous demandons de mettre, la carte ou la photo que vous avez apportée,
sur la table eucharistique,
elles embelliront un planisphère qui vous sera présenté pendant le repas.

Fêtons la vie !
Faisons en sorte, qu’ensemble, nous prenions part à la cohabitation harmonieuse,
de tous,
sur notre sœur Terre.
Ensemble, c’est possible !

Marie-José Lecat-Deschamps

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