Dimanche 3 mai. « La vie en abondance »

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Textes du jour : lectures du 4e dimanche de Pâques

Cette célébration a été préparée par Alexandre, Blandine, Jean-Luc, Marguerite, Marie-José, Robert et Yvonne.

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Alors que le printemps est là, jaillissant, débordant, luxuriant, même si la plupart d’entre nous n’en profite qu’en se penchant par la fenêtre, l’Évangile d’aujourd’hui nous promet – ce sont les paroles même du Christ – « la vie en abondance ». Cette proposition s’adresse à tous, à travers le temps et l’espace, comme le confirme Pierre dans le récit des Actes : « La promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera ». Entrons donc dans la joie vivante et abondante de ce 4ème dimanche de Pâques, tous autant que nous sommes, au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.     

Blandine Ayoub

LECTURE du livre des Actes des Apôtres (Ac 2, 14a.36-41)

« La promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont loin, 
aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera »

PSAUME 22 (23)

Écouter : Le Seigneur est mon berger

ALLÉLUIA : Alléluia 11 de Taizé

ÉVANGILE : Bonne nouvelle de Jésus, le Christ, selon Jean (Jn 10, 1-10)

« Je suis venu pour que vous ayez la vie, la vie en abondance »

CHANT (L’Emmanuel)

Pour vous donner la vie, et la vie en abondance
Je suis venu pour vous donner la vie !


Écouter : Pour vous donner la vie

La porte des brebis

On appelle le quatrième dimanche de Pâques le dimanche du bon pasteur.  C’est bien sûr en référence à la lecture du jour, le chapitre 10 de l’évangile selon st Jean.
Pourtant, comme toutes les années A, le texte de la liturgie est coupé juste avant cette phrase de Jésus, qui n’arrive qu’au v.11 : Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Dans tout le début du chapitre que nous lisons aujourd’hui, Jésus se présente comme la porte des brebis. La porte qui ouvre sur le pâturage : moi je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
En quoi Jésus est-il une porte ? On comprend un peu mieux la comparaison avec le pasteur, celui qui guide, mais l’image de la porte m’a toujours paru plus obscure. 
Bien sûr on peut comprendre que c’est par lui que nous entrons dans le royaume, mais même cette phrase reste un peu insatisfaisante. 
Comment Jésus permet-il le passage vers ces prés d’herbe fraîche du Ps. 22 ? 
Tout le chapitre 10 de st Jean est marqué par l’attitude de Jésus qui donne sa vie pour ses brebis. En grec, littéralement c’est le verbe déposer qui est utilisé : Jésus dépose sa vie pour ses brebis.
Cette remarque a son importance parce qu’au chapitre 13 – le dernier repas – Jésusdéposeson vêtement pour laver les pieds de ses disciples. Dans la bible, le vêtement symbolise l’identité, la vie d’une personne. 
Entre le chapitre 10 et le chapitre 13 de st Jean se dévoile la manière dont Jésus se donne. Entre le bon pasteur et le dernier repas, Il révèle comment il est la porte des brebis : en déposant sa vie pour la recevoir à nouveau, en traversant la mort jusqu’à la résurrection dont le dernier repas anticipe la réalité.
L’eucharistie, sacrement du salut, est la vie du Christ déposée et reçue du Père, transfigurée, qui se fait présente dans la vie du monde.
L’eucharistie, présence réelle du christ ressuscité, est le point de contact matériel entre le monde dans lequel nous vivons et le Royaume.
Chaque fois que nous communions ou que nous adorons le Christ dans l’eucharistie, nous sommes face à une réalité qui nous dépasse totalement : la réalité tangible, physique, du royaume auquel nous pouvons accéder par le simple acquiescement de notre volonté.
L’eucharistie est comme la porte matérielle entre le monde visible et le monde invisible, entre l’opacité de nos vies et la lumière divine, entre nos vies pesantes et la liberté infinie de Dieu.
Parce que le Christ est le bon pasteur, qu’il dépose sa vie pour ses brebis, qu’il ancre lors du dernier repas cette remise de lui-même au Père, il est également la porte dont le sacrement de l’eucharistie est l’héritage. Porte réelle, à la fois physique et mystique, dont toute notre vie ne suffira pas à épuiser la profondeur. 
Il ne suffisait pas au Christ d’être le bon pasteur, il fallait qu’il fût aussi la porte, il ne suffisait pas au Christ qu’il meure, il fallait qu’il fût aussi le passage vers la vie.
C’est ce qu’il dira à ses disciples avant de mourir : moi, je suis le chemin la vérité et la vie, personne ne va vers le Père sans passer par moi (Jn 14, 6).
Bon pasteur et porte de brebis : nous sommes loin des métaphores catéchétiques. Jésus accomplit dans l’eucharistie ce qu’il dévoile dans ses paroles, afin que dès maintenant nous ayons la vie, et la vie en abondance. 

P. Alexandre Denis

Venez, comme à la danse, goûter le pain de vie,
La vie en abondance, la vie en Jésus-Christ !

La liberté des brebis

Dans cette société pastorale, du temps de Jésus, l’image du berger et de ses brebis était parlante : le troupeau représentait pour le berger toute sa fortune, un bien nécessaire à sa nourriture quotidienne et une assurance pour l’avenir. Gardées dans l’enclos, les brebis avaient hâte de sortir pour trouver de « frais pâturages ».
Un lien de connaissance et de confiance réciproque lie le berger à ses brebis. Les libérant de leur enclos, le berger leur ouvre la porte, il les appelle à passer de l’esclavage à la liberté, elles sont enfin libres ! Elles peuvent aller et venir, mener leur vie comme bon leur semble ! Elles peuvent prendre des risques puisque le Christ est venu pour qu’elles aient la vie en abondance.
Cette libération, passage de la mort à la vie, cette résurrection est offerte au troupeau en entier et à chaque brebis appelée par son nom propre.
Ceci représente pour moi la bonne nouvelle. Et pour vous ?

Yvonne Babdor

Venez, comme à la danse, goûter le pain de vie,
La vie en abondance, la vie en Jésus-Christ !

La vie en abondance

Avoir la vie en abondance, qu’est-ce que ça veut dire ? 
Ne serait-ce pas se dépouiller du « vieil homme » et renaître (comme Nicodème).
Se dépouiller du vieil homme (mon petit moi,) c’est une tâche de tous les jours. Ce n’est jamais fini, car il est coriace le vieux.
Ce n’est jamais perdu non plus ; chez les plus coriaces il y a toujours un petit soupçon d’humanité qui peut faire sauter le couvercle.
Renaître, c’est la Foi (faire confiance au Ressuscité) ; c’est l’Espérance (autre chose que l’espoir, mais quoi exactement ?) ; et surtout l’Amour (pas l’amour romanesque, l’amour du samaritain qui prend soin du juif blessé qu’il devait haïr).

Robert Picard

CHANT (paroles : Marc Ginot – musique : Jean-Marc Duménil)

Venez, comme à la danse, goûter le pain de vie,
La vie en abondance, la vie en Jésus-Christ !

Quelle voix au loin s’approche ?
Nous sommes invités,
Qui murmure ces paroles :
« C’est l’heure du banquet ! » ?

Revêtez l’habit de fête,
Nous sommes invités,
Car la noce est déjà prête,
« C’est l’heure du banquet ! »

Levez-vous, prêtez l’oreille !
Nous sommes invités,
Dieu lui-même nous appelle :
« C’est l’heure du banquet ! »

Rendons gloire à notre Père,
Nous sommes invités,
Sa maison est grande ouverte :
« C’est l’heure du banquet ! »

PRIÈRE UNIVERSELLE

  • Seigneur de tendresse,
    Aujourd’hui, je te confie mes frères et mes sœurs enfermés dans les centres de rétention de Vincennes et de Mesnil Amelot. Lieux fermés par des hauts murs et des barbelés ; lieux de maltraitances.
    Ils n’ont pas volé, ils n’ont pas tué.  Enfermés seulement parce qu’il leur manque une pièce d’identité ou un titre de séjour, et non pas pour des mesures de sécurité sanitaire. 
    Ces hommes et ces femmes ont souffert dans leur chair… Ils aspirent simplement à une vie décente pour vivre et faire vivre leurs proches.
    En ce moment, les tribunaux sont fermés, les avocats et conseillers judiciaires absents, les ambassades et consulats ne répondent pas, les avions de rapatriement sont cloués au sol, aussi le Défenseur des Droits et la Contrôleuse Générale des Lieux de Privation ont imploré les responsables politiques de les libérer. Qu’il leur soit remis des titres de circulation en attendant que nous retrouvions une vie normale.
    Alors, Seigneur de tendresse, toi qui entends leurs cris de détresse, fais que les responsables politiques n’aient pas peur et OUVRENT LES PORTES !  (Geneviève Poitou)
  • Apprends-nous Seigneur, malgré nos peurs et nos doutes, à rester à l’écoute du monde qui nous entoure, afin que nous ne laissions personne au bord de la route : les plus démunis aidés par des associations qui ont besoin de nos dons comme Emmaüs, nos voisins âgés qui ont besoin de lien, de soutien et de petites attentions (aide pour avoir des attestations, pour faire des courses…).    (Claire de Ramecourt)                                                                                        
  • En cette fête du travail, prions avec coeur
    pour les travailleurs médecins, biologistes, réanimateurs, soignants…
    pour les caissières, les éboueurs, les agriculteurs, 
    les pompiers, ambulanciers…
    pour les chômeurs, ceux qui n’ont pas de travail, pas de revenus
    pour ceux qui font un travail répétitif, ennuyeux
    pour ceux qui hélas, font un travail épuisant
    pour ceux qui font un travail aliénant, subissant la pression, des cadences
    Et enfin, prions pour une société solidaire où tout homme, toute femme puisse exercer un métier épanouissant, utile à tous, dans la joie de vivre. (Pierre Castaner)
  • Ayons une pensée pour Martine R.-R., malade, qui n’a pas pu participer à la préparation de ce partage de la Parole, et à qui nous souhaitons un bon rétablissement.
  • Nous pensons à celles et ceux qui étaient en chemin et devaient être baptisés dans la nuit pascale. Ils ont été appelés chacun par leur nom. Que notre prière les accompagne dans le temps d’attente qui se prolonge pour qu’ils puissent goûter la vie en abondance qui leur est promise. (Hélène Perrin)
Capture d’écran du réseau de partage d’évangile de la messe du mercredi à St-Merry

Chaque semaine, vous pouvez envoyer vos intentions de prière, qui seront partagées le dimanche dans cette célébration en ligne, comme un « micro libre » virtuel tel que nous le pratiquons habituellement dans le chœur de Saint-Merry.

POÈME de Maurice Bellet

Si quelqu’un cherche la vérité
humblement et sans se lasser
Il se peut qu’il croie ne rien trouver
ou que croyant s’éveiller, il rêve
pourtant, la vérité déjà demeure en lui.

Si quelqu’un est au fond de la nuit
réduit à seulement attendre attendre attendre
que descende jusqu’en son en-bas
ce qui le délivrerait de l’innommable
alors, bien qu’il soit dans la nuit
tout est sauf.

Si quelqu’un, du fond du cœur,
désire aimer
toujours mieux et toujours davantage
et sans exclure personne
il peut arriver qu’il se trompe de chemin
et s’égare
mais il est impossible qu’il se perde.

1 commentaire

  • Errants comme de brebis

    Errants, ceux qui sont brisés
    Par une maladie qui atteint tout leur être
    Et les enferme dans une grande solitude.
    Nous en rencontrons
    Dans les rues et dans les hôpitaux.
    Nous sommes peut-être de ceux là.

    Errants, ceux qui sont tentés
    Dans leur désarroi
    D’abandonner le chemin.
    Errants, ceux qui t’abandonnent.

    Errants, ceux qui ne crient pas vers toi
    Parce qu’ils ne te connaissent pas
    Chacun alors cherchant son chemin
    Avec courage.

    Errants, sommes nous, chaque fois
    Que nous croyons être abandonnés de toi
    Lorsque notre foi vacille
    Jusqu’à plonger dans la nuit.

    Toutes ces errances et ces désarrois
    Dans tes mains, mon Dieu.

    Jacqueline Casaubon

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