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Dimanche 31 janvier. « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? »

Voilà un enseignement nouveau ! (Mc 1)

Accueil : Que nous veux-tu Jésus de Nazareth ?

Quelle chance ! Une nouvelle fois nous voici rassemblés. Bienvenue à vous tous, et particulièrement à vous qui venez pour une première fois… Nous sommes venus pour rencontrer, rencontrer connus et inconnus, rencontrer Jésus Christ, faire se rencontrer notre vie de tous les jours avec les appels de l’Esprit. Et qui dit rencontrer, dit à la fois écoute et partage de nos points d’accord voire de nos différences, silence et disponibilité face à l’inattendu…
En préparant cette célébration, nous avons été frappés par le récit, dans l’évangile, d’une rencontre “musclée ” entre un homme animé par un esprit dit “impur” et Jésus : l’homme crie : « que nous veux-tu Jésus de Nazareth ? » Pourquoi ne pas accompagner toute cette célébration de cette même question ? Que me veux-tu, Jésus de Nazareth, au travers de ces différents textes, prises de parole, chants et silences, prières et rites, que me veux-tu ? Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?

Jean-Luc L.

Chant : Ouvrez les portes du silence (paroles et musique : Bernard Quenot)

Ouvrez les portes du silence : l’Esprit vient vous parler
Par-delà les cris de la violence et de l’absurdité.
Ouvrez les portes du silence : la parole se tait

Dieu nous parle par son absence
Lorsque les mots ne pourraient pas.
L’Esprit souffle dans le silence
Là où les mots n’ont plus de voix.

Suivez les sentiers de la peine : l’Esprit vient vous sauver.
Il est là, déjà il vous entraîne où vous n’osiez aller.
Suivez les sentiers de la peine : la parole se tait

Passez au désert des souffrances : l’Esprit vient vous guider
Aux chemins de nouvelles naissances vers des sources cachées
Passez au désert des souffrances : la parole se tait

Marchez dans la nuit de l’absence : l’Esprit vient vous brûler
Au brasier du matin qui s’avance pour tout renouveler.
Marchez dans la nuit de l’absence : la parole renaît !

Lecture du livre du Deutéronome (Dt 18, 15-20)

Moïse disait au peuple :
« Au milieu de vous, parmi vos frères,
le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez. C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez :
“Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir !”
Et le Seigneur me dit alors : “Ils ont bien fait de dire cela. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
Si quelqu’un n’écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte. Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d’autres dieux, ce prophète-là mourra.” »

Psaume 94

Aujourd’hui, ne fermez pas notre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Ma 1, 21-28)

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Les Très Riches Heures du duc de Berry, L’exorcisme, 15e s.

Jésus l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux  
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

Prières des passants et visiteurs

Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, 
Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies.

Prions avec quelques-unes des phrases accrochées sur le panneau de l’Accueil, et sur lequel les visiteurs qui viennent à Saint-Merry peuvent s’exprimer sur des post-its mis à leur disposition, en réponse à une question. En ce moment, la question proposée est la suivante :

« Vos chemins ne sont pas mes chemins, » dit le Seigneur.
Alors, quels chemins, pour moi,
en cette nouvelle année ?

  • Aide-moi, Seigneur, à ne plus avoir peur et à me libérer pour les autres.
  • Chaque matin, trouver une idée pour aller vers l’un de mes proches par le moyen le plus adéquat.
  • Devenir active, créative, quelqu’un qui écrit, qui peint, qui lit.
    Faire de la musique et recommencer à apprécier la vie.
  • Préservons ce lien que l’on veut nous enlever.
  • Essayer d’apercevoir les chemins de Dieu, grâce à nos chemins de fraternité.
  • Redécouvrir le chemin de la prière.
  • Accepter de ne pas savoir, me laisser dérouter sans perdre la confiance.
    Et, que de nos fragilités, puisse surgir l’esprit d’entraide.
  • Lutter contre l’esprit de consommation.
  • « Ne demande pas ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas te perdre. »
    (Nahman de Braslaw, rabbin du 18e s.)
  • Seigneur, à la porte de quel catéchuménat dois-je frapper ?
  • Que nous ayons tous la paix du cœur.
    « Le cœur parle au cœur » (John-Henry Newman, théologien anglais)
  • Oser parler et croire que la parole portera du fruit.

Sylvie F.

Chant : Écoute la voix du Seigneur A 548

Photo Mireille Berbonde

Écoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Qui que tu sois, ton Dieu t’appelle,
Qui que tu sois, il est ton Père.

Toi qui aimes la vie, ô toi qui veux le bonheur
Réponds en fidèle ouvrier de sa très douce volonté.
Réponds en fidèle ouvrier de l’évangile et de sa paix.

Écoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Tu entendras que Dieu fait grâce,
Tu entendras l’Esprit d’audace.

Écoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Qui que tu sois, fais-toi violence,
Qui que tu sois, rejoins ton frère.

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