« Donnez-leur vous-mêmes à manger »

P10707044 octobre 2015
27ème dimanche du Temps Ordinaire
Notre maison commune confrontée au climat et à l’écologie

 

Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée : s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.
Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »

Introduction

Bonjour et  bienvenue à tous, passants d’un jour ou habitués de notre communauté.
Notre célébration se situe, ce dimanche, autour du thème de la Création associé à un événement majeur, l’accueil à Paris de la Conférence pour le Climat en décembre déclinée en de nombreuses  démarches cohérentes de ce point culminant : les enjeux sont énormes, la mobilisation internationale sera-t-elle à la hauteur ?
Dans cette mouvance, pour sensibiliser les personnes, réfléchir à nos pratiques et faire autrement, pour partager des informations sur ce thème, redonner du sens et se mobiliser pour faire évoluer les consciences,  non seulement du 1er au 14 décembre mais aussi au-delà,  des groupes « Jeûne pour le climat » se sont créés partout en France et dans le monde depuis déc 2014 et se réunissent les 1ers de chaque mois, et c’est le cas à St Merri.
Par ailleurs, notre communauté, très sensible à ces questions, s’est mobilisée dès cet été  avec Green Memory et poursuit son implication, tout ce trimestre, avec des débats, des veillées au moment de la COP21 et à travers sa programmation artistique autour l’écologie, thème également retenu pour la Nuit Blanche : Présage, œuvre de Djeff et M. Moo qui propose une vision du monde qui a échoué à préparer une terre vivable pour les siècles à venir, mais transforme cette œuvre, dans une aurore boréale symbole d’espérance, en un appel à agir collectivement et politiquement:P1070700 constat d’un bateau brisé sur une plage de verre, sable travaillé par l’homme, verre des promesses brisées de la charte 37/7 de l’ONU sur la nature, votée en 82 et jamais appliquée mais invitation à agir collectivement et autrement : l’œuvre est entièrement recyclable, son installation et l’accueil de la nuit  ont suscité la mobilisation de dizaines de personnes de la communauté.
Enfin, à la suite de son Encyclique « Laudato si », très forte, publiée en juin sur le thème de l’Ecologie, le Pape François a demandé, qu’en ce jour de la fête de St François d’Assise, dans toutes nos églises, soit célébrée la Création et, à ce titre, les textes du jour ne sont pas ceux prévus par la liturgie.
L’évangile de Marc nous met en situation : devant une foule pleine de foi mais qui a faim, Jésus demande aux Apôtres de s’impliquer eux-mêmes: « Donnez-leur vous-mêmes à manger »….. et nous, que faisons-nous  devant une tâche qui nous parait impossible à accomplir ?… Bonne nouvelle que de croire que c’est du partage juste de ce que nous avons : talents, temps passé, ressources naturelles, argent, toit, ouverture du cœur,…. que pourra naitre un ciel nouveau et une terre nouvelle.
Dans le premier texte que nous allons entendre, Osée dénonce l’insoutenable évidence : les mauvaises conduites et l’injustice entre les hommes sont cause et racine de la création qui  meurt. Oui, notre responsabilité est engagée :….. « le ciel s’effondre,  la vie part en lambeaux, nous construisons la vie comme on dresse des murs… ».

Bernadette Capit

Chant : Et si demain, le ciel s’effondre….

Lecture d’Osée 4,1-3

 Écoutez la parole du Seigneur, fils d’Israël, car le Seigneur est en procès avec les habitants du pays :
il n’y a, dans le pays, ni vérité ni fidélité, ni connaissance de Dieu.
Mais parjure et mensonge, assassinat et vol ; on commet l’adultère, on se déchire ; le sang appelle le sang.
C’est pourquoi le pays est en deuil, tous ses habitants dépérissent, ainsi que les bêtes sauvages et les oiseaux du ciel ;
même les poissons de la mer disparaissent.

Lecture de l’évangile de Marc  6,30-44

Les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposes-vous un peu. »
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée : s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.
Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.
Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains :
il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule, il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

Texte de commentaires de l’évangile de dimanche 
Osée vient de nous rappeler combien Yahvé est en querelle avec son peuple, pour sa mauvaise conduite, destructrice par ailleurs de la cohésion du peuple et de leur propre terre.
Je cite Osée sur les conséquences de cette conduite : « la terre s’endeuille, tout habitant s’y étiole, avec l’animal du champ, avec les volatiles du ciel, et même les poissons de la mer ».
Vous avez entendu l’orgue exprimer avec force cette destruction à laquelle tout le peuple participe solidairement ; aucune personne ne peut se désister de cette appartenance.
Nous voilà au pied du mur : que faire ?  Revenir à Yahvé pour restaurer avec Lui cette terre, cette société en déconfiture. L’évangile répond.
Jésus propose aux apôtres, et sans doute à nous-mêmes, de donner à manger à la foule ; n’est-ce pas ce que François propose au peuple chrétien, et plus largement à tous les hommes de bonne volonté notamment dans sa récente encyclique. Revenons au texte de l’évangile
Le contexte : la foule (et non une personne, comme cela est souvent dans les évangiles) accourt nombreuse vers Jésus, dans ce lieu désert où il n’y a rien à manger ; l’appétit d’entendre Jésus est si fort, si volontaire qu’ils mettent leur confort, peut-être leur santé en risque. Ne peut-on transposer cela à la foule de personnes  (chrétiennes ou non) aujourd’hui impliquées dans la lutte contre l’injustice, dans la lutte solidaire pour sauver notre terre, pour laisser à ceux qui viendront après nous, une terre où il fera encore bon vivre.
Revenons au texte : les apôtres, pragmatiques, proposent à Jésus de renvoyer la foule
Et Jésus de leur tenir ce propos invraisemblable « donnez-leur,  vous,  à manger ».
Comme les apôtres nous nous percevons fort démunis pour restaurer avec les autres humains notre terre mis à mal par nos visions à court terme, par notre souci du gain immédiat, quelque fois pourtant nécessaire à nos familles, et qui pourtant engendrent souvent injustices, souffrances et désespérances. Comme pour les apôtres, il peut nous apparaitre réaliste d’abandonner un combat trop difficile pour changer les choses.
Mais très vite Jésus poursuit « combien de pain avez-vous ?  allez voir ; ils se renseignent. 5 pains et 2 poissons ; Jésus prend les 5 pains et les 2 poissons ; il lève le regard vers le ciel, les bénit et partage le pain » et puis les poissons, demandant aux apôtres de les distribuer à la foule.
Finalement tous les acteurs sont en « communion » et partagent, chacun dans leur implication propre :
– la foule avide du message de Jésus,
– les apôtres confiants dans ce que leur demande Jésus et acteurs pour nourrir la foule,
– Jésus à la fois pris aux entrailles pour cette foule et en lien étroit avec son Père : il lève les yeux au ciel appelant la complicité de son Père.
Et ce partage ne se clôt pas avec ce qui a été consommé, puisqu’il reste du pain et des poissons, pour qu’il soit poursuivi dans le temps
P1070706Des verres écrasés autour du bateau démantelé de la nef, signes de notre chaos, nous passons à l’aurore boréale, signe de notre espérance ; c’est une espérance donnée à toutes et tous, sans limite, tout comme la Bonne Nouvelle est pour toutes et tous ; elle s’incarne dans nos combats concrets sans cesse renouvelés, perdus bien souvent ou jugés trop tardifs dans les résultats, mais toujours nous repartons avec la joie au cœur de cette construction commune, plus forte même que nos réussites immédiates. Nous savons que ces moments forts nous viennent tout autant de Jésus et Christ sauveur.
Et puispour terminer, observons combien Jésus est un bon « patron », un pédagogue réaliste (le terme serait plus juste) : c’est qu’avant ce partage du pain, les apôtres de retour de mission annonçaient à Jésus tout ce qu’ils avaient fait et enseigné, mais la foule est là qui les sollicite au point qu’ils n’ont pas le temps de manger ; et que leur dit Jésus :
« Venez, vous autres, à part dans un lieu désert ; reposez-vous » ; vous connaissez la suite, ils partageront bien plus que des pains et des poissons.
L’aventure nous est aussi offerte à chacune et chacun de nous, à notre communauté dans ce qu’elle s’acharne à construire, à tous ces groupes humains avec qui nous nous impliquons, pour un ciel nouveau et une terre nouvelle, parce que Dieu y établira sa tente où il nous invite, comme l’exprime l’apocalypse.

André Letowski

Psaume Laudato si…

                Loué sois-tu Seigneur du monde
Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux,
tu élèves dans leurs eaux tes demeures ; des nuées, tu te fais un char, tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs.
                Loué sois-tu Seigneur du monde 
Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine au creux des montagnes ;
elle abreuve les bêtes des champs : l’âne sauvage y calme sa soif ;
les oiseaux séjournent près d’elle : dans le feuillage on entend leurs cris.
De tes demeures tu abreuves les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres.
                Loué sois-tu Seigneur du monde
Tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l’homme qui travaille.
De la terre il tire son pain : le vin qui réjouit le cœur de l’homme, l’huile qui adoucit son visage,
et le pain qui fortifie le cœur de l’homme.
Les arbres du Seigneur se rassasient, les cèdres qu’il a plantés au Liban ;
c’est là que vient nicher le passereau, et la cigogne a sa maison dans les cyprès ;
aux chamois, les hautes montagnes, aux marmottes, l’abri des rochers.
              Loué sois-tu Seigneur du monde
Le lionceau rugit vers sa proie, il réclame à Dieu sa nourriture.
Quand paraît le soleil, ils se retirent : chacun gagne son repaire.
L’homme sort pour son ouvrage, pour son travail, jusqu’au soir.
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens.
                Loué sois-tu Seigneur du monde
Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés.
Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière.Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre.
                Loué sois-tu Seigneur du monde
Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
Il regarde la terre : elle tremble ; il touche les montagnes : elles brûlent.
.Je veux chanter au Seigneur tant que je vis ; je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur.
                Loué sois-tu Seigneur du monde

 

Prière pour le monde

-Mon Dieu, notre Pape François nous rappelle dans son encyclique que «dire « création » c’est signifier plus que « nature » parce qu’il ya un rapport avec le projet d’amour de Dieu dans lequel chaque créature a une valeur et une signification » (LS 76) voir aussi 169
Nous te demandons que, dans nos options de citoyens, nous ne perdions pas de vue que notre environnement ne nous appartient pas mais nous est confié pour que non seulement notre pays  mais l’ensemble de l’humanité présente et future puisse en jouir.
Eclaire s’il te plait notre discernement dans cette prise de responsabilité !

Martine Roger-Machart
Comme le dit François,(laudato si 98) « Jésus vivait en pleine harmonie avec la création, et les autres s’en émerveillaient : « quel est donc celui-ci pour que même la mer et les  vents lui obéissent ? »( Mt 8,27)…Il n’apparaissait pas comme un ascète séparé du monde ou un ennemi des choses agréables de la vie… Donne-nous Seigneur, à nous tous qui vivons dans le béton, les stress horaires et la fascination de nos smart phones, de savoir encore recevoir la vie qui jaillit dans une fleur, dans le chatoiement d’automne de nos arbres, dans la nouveauté d’un enfant ou dans le sourire, le regard, de  n’importe quelle personne rencontrée.

Jean-Luc Lecat-Deschamps

Mon Dieu notre Pape François nous rappelle dans son encyclique que « tt le monde n’est pas appelé à travailler directement en politique ; mais au sein de la sté germe une variété innombrable d’associations qui interviennent (en faveur du bien commun)…  en préservant l’environnement naturel et urbain… autour d’elles se développent des liens et un nouveau tissu social local surgit ; Une communauté se libère ainsi de l’indifférence consumériste »
Donne nous mon Dieu de savoir au-delà de nos efforts d’analyse et de compréhension intellectuelle des phénomènes d’environnement de savoir, au quotidien, individuellement ou par le biais d’associations, nous préoccuper de nos voisins, nos commerçants et de ceux qui nous forment le milieu relationnel dans notre immeuble, notre quartier ou nos bureaux.

Martine Roger-Machart

François écrit : « Si l’être humain a le droit de vivre e d’être heureux, nous ne pouvons pas ne pas prendre en considération les effets de la dégradation de l’environnement sur la vie des personnes. »
Que chacun prenne conscience que l’exploitation intensive des forêts ou des ressources fossiles stérilisent durablement les conditions de vie des populations locales, les obligeant souvent à grossir les bidonvilles dans leur pays ou, pour les plus audacieux, à devenir des réfugiés illégaux que l’on refuse en Europe.
Seigneur ouvre nos yeux et notre cœur, nous t’en prions.

Marie-José Lecat-Deschamps

Prière eucharistique

Dieu notre Père à tous, nous voici réunis pour te louer et te rendre grâce. Il est juste et bon de le faire car si nous vivons c’est pour te louer et si nous te louons c’est parce que nous vivons. Comment ne pas te remercier tout le temps et en tout lieu pour cette création dont nous faisons partie, que tu as faite et que tu nous confies ?
Comment ne pas être ébloui par sa beauté ? Comment ne pas cheminer avec les plantes, les animaux, les montagnes et nous rapprocher de plus en plus de ta lumière ?
Nous te remercions car nous nous sentons partie prenante de cette maison commune, offerte par toi, qui est la nôtre.
Nous te rendons grâce aussi pour tous ces hommes et ces femmes  en harmonie avec la création et qui par leurs paroles et leurs actions nous font prendre conscience de nos responsabilités dans la sauvegarde de ta création et réaliser notre chance d’appartenir à cette maison commune si belle et vivifiante.
Mais nous te remercions surtout pour ton Fils, notre Seigneur Jésus, l’Alpha et l’Omega de ta création et de tout, raison de nos vies et sens de nos existences. Pour Lui et par Lui en  chœur avec la création tout entière nous te bénissons et nous te chantons.

Toi qui es saint, toi qui es le Vivant, la source même de la Vie nous te demandons : Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre, qu’il fasse de ce pain et de ce vin, humbles produits de la terre, les signes visibles de la réelle présence de ton Fils parmi nous, le corps et le sang du Christ, notre Seigneur.
Lui qui, la veille de sa mort, en prenant le repas avec ses disciples prit du pain, il te rendit grâces et leur donna en disant : Prenez et mangez en tous. Ceci est mon corps livré pour vous.
De même, à la fin du repas il prit la coupe remplie de vin. De nouveau il te rendit grâce et la donna à ses disciples en disant : Prenez et buvez en tous. Car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’alliance nouvelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Faites cela en mémoire de moi.
Il est grand le mystère de la foi ! Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.
Comme il nous l’a dit, notre Seigneur Jésus, nous faisons le mémorial de sa vie, de sa mort et de sa résurrection et en le faisant nous te remercions encore pour tant de merveilles que tu nous donnes et parce que tu nous appelles à te servir  en servant ta création  dont nos frères.
Le mémorial de ton Fils, c’est le repas du Seigneur. Nous n’avons pas fini de te demander l’aide de ton Esprit, celui qui planait au-dessus de l’abîme avant même que tu aies commencé à créer le ciel et la terre. Qu’il fasse de nous tous et de tous ceux qui partagent le repas du Seigneur, un seul corps et un seul esprit, le Corps du Christ.
Nous te prions pour François, l’évêque de Rome qui par ses paroles et ses actes nous provoque et stimule en vue d’avoir une foi plus lucide, profonde et vive et ainsi servir le monde et nos frères.
N’oublie pas, Dieu notre Père, nos évêques,  dont la tâche est rude et les exigences fortes. Qu’ils soient de plus en plus dignes de leur mission.
Pense également et  autant à tous  ces hommes et femmes qui servent leurs frères, les mers, les forêts, les animaux, la création toute entière. Donne-leur force, intelligence et joie.
Pense aussi, Dieu notre Père, à tous nos frères et sœurs qui sont morts dans l’espérance d’une vie pleine avec toi. N’oublie pas tous ceux qui sont morts sans aucun autre horizon, sans espérance. Reçois-les tous dans ta lumière.
Enfin, nous te prions aussi pour nous tous, pour ton Eglise. Qu’avec Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec les apôtres, saint François d’Assise si proche de toi et de ta création nous formions une Eglise, une communauté digne de toi et que nous oeuvrions avec tous les hommes dans le soin de la création au service tous, et surtout les plus faibles et les exploités. Nous pourrons ainsi nous retrouver tous chantant ta gloire.

Jésus Asurmendi

 

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