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Écologie et surpopulation

La canicule récente nous rappelle que le réchauffement climatique est désormais un fait bien tangible. Les records de chaleur s’enchaînent depuis dix ans. L’objectif de l’accord de Paris (2015) de limiter le réchauffement climatique à « seulement » 2 degrés d’ici 2100 paraît désormais dérisoire. Entre 1880 et 2012, la température globale s’est réchauffée de 0,85°C mais depuis 1990 les émissions de CO² ont, elles, progressé de 50 %. Le qualificatif d’urgence n’est pas usurpé.

Face à cela nous n’avons à opposer que la technologie et l’efficience énergétique afin de limiter la consommation des ressources et les émissions de CO². Cela sera-t-il suffisant ?

Je me permets d’en douter. En effet depuis les années 1950, la population mondiale a doublé et cette tendance continue avec désormais plus de 7 milliards d’humains sur terre. Il en a résulté deux phénomènes : le premier est la plus longue croissance économique jamais vue sur cette planète et son corollaire une élévation globale du niveau de vie (il n’y a jamais eu aussi peu de famines). Mais un meilleur niveau de vue implique aussi plus de consommation de toute sorte, de besoin en énergie, d’infrastructures…

L’économie et l’écologie n’ont jamais été aussi opposées. Faut-il sacrifier l‘une ou l’autre ? Mais une question demeure : même en imposant une grande frugalité à tous – plus facile à dire qu’à faire – , peut-on limiter le réchauffement sans limiter la croissance de la population à long terme ?

Xavier F.

Billet du dimanche 7 juillet 2019

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