Edito

L’équipe de La Lettre fait comme vous tous en cette période estivale, elle se disperse, et ainsi va la Lettre elle-même, elle se met en vacances. Mais qui dit vacances ne dit pas oisiveté intellectuelle, culturelle, religieuse, humaine…

Alors voici de quoi vous nourrir d’ici septembre. Avec cette Lettre, vous pourrez plonger dans les débats et conférences qui ont eu lieu à Saint-Merry au mois de juin, réfléchir à la gouvernance de notre communauté, aller à la rencontre d’un demandeur d’asile, découvrir l’art du Japon…

Dimanche dernier, nous avons lu Marc 6, 1-6, il s’agissait de Jésus, rejeté parmi les siens. Pour accompagner votre réflexion, nous vous proposons de méditer la conclusion de cette prédication d’un prêtre basque, José Antonio Pagola  (auteur de l’ouvrage  « Jésus, approche historique ») :

« Nous, chrétiens, nous avons des images assez diverses sur Jésus. Elles ne coïncident pas toutes avec celle qu’en avaient ceux qui l’ont connu de près et qui l’ont suivi. Chacun de nous se fait une idée sur lui. Cette image conditionne notre manière de vivre la foi. Si notre image de Jésus est pauvre, partielle et déformée, notre foi sera aussi pauvre, partielle et déformée. Pourquoi faisons-nous si peu d’effort pour connaître Jésus ? Pourquoi le rappel de ses traits humains nous scandalise ? Pourquoi refusons-nous de confesser que Dieu s’est incarné dans un prophète ? C’est peut-être parce que nous avons l’intuition que sa vie prophétique pourrait nous obliger à transformer en profondeur nos communautés et notre propre vie ? »

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