Edito

Notre dernière Lettre vous est arrivée le 12 avril, au temps où Notre-Dame dominait tout Paris de la pointe de sa flèche… qui, 3 jours plus tard, s’écroulait, rongée par le feu. Stupeur. Solidarité. Paroles. Et vient le temps de la recherche de sens, alors même que l’Eglise se trouve dans une tourmente profonde. A ce titre, nous vous livrons ci-dessous deux réactions inspirantes.

Mgr Benoist de Sinéty écrit :  « En détruisant la flèche et tout un décor magnifique et fastueux, les flammes de l’incendie nous ont mis devant l’essentiel. Il y avait une croix, un autel, et s’il avait fait jour on aurait vu les rosaces… On sent déjà que la reconstruction de Notre Dame a quelque chose à voir avec la reconstruction de notre société… Oser aimer davantage, peut-être d’une manière plus franciscaine, plus pauvre, plus simple, plus vraie… »

Le journaliste basque Peio Ospital en fait une lecture personnelle : « Le défi aujourd’hui est de reconstruire l’EGLISE, peuple de croyants, en plus de l’église, bâtiment de pierres… En définitive, ce ne sont pas les pierres qui sont importantes. La plus grande catastrophe n’est pas la dégradation d’un temple, mais bien le tort considérable causé aux personnes et à la planète par la violence quotidienne consécutive à l’injustice.
Pour cela, il faudra assurément des mains et des ouvrier(e)s ! Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues, rassemblant croyants ou non-croyants, ou encore provenant d’autres religions, en accordant une large place aux femmes. A l’image de l’unité observée à travers le monde entier devant le brasier de Notre-Dame. Et… ce ne sera pas le travail de cinq années… »

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