En guise d’édito

Prières à Saint Merry pour fêter Tous les Saints, Vivants  « ici-bas » comme « au-delà », pour entrer dès maintenant dans l’espérance.

Père,  notre Père, Nous avons peut-être trop pris l’habitude de séparer le jour de la fête de tous les saints, notre fête d’enfants de Dieu que nous sommes tous, un jour de joie, et le jour du 2 novembre, jour des morts, comme on dit, jour des cimetières pour les croyants comme pour les non-croyants. Nous allons célébrer, dans la Préface, la mémoire de « tous les saints, les vivants et les morts ». Permets-nous d’associer à notre joie, dès maintenant, la mystérieuse présence de tous ceux qui nous ont précédés et qui nous ont conduits vers toi, parfois sans même le savoir. Ils sont bien vivants dans notre cœur.
Entends la prière de chacun et de chacune d’entre nous qui monte en ce moment vers un être cher. Reçois-la dans ton amour, nous t’en prions !
Jean

Seigneur, à chaque instant, par nos choix personnels et au travers de nos comportements vis à vis de nos frères, nous semons des graines de vie ou de mort. Tous ces choix, tous ces gestes, toutes ces intentions bonnes ou mauvaises, conscientes ou non, tous ces espoirs et ces regrets, tous nos échecs et questionnements, nous les déposons sur cette table où tu nous invites parce que nous savons qu’en nous nourrissant de ton pain, nous nous ouvrons à la vraie vie, celle qui nous tient debout et en marche vers nos frères.
Michel

Un malade usé par les épreuves priait en ces termes : « Que la mort me trouve vivant ! ».
Et nous, de peur de perdre ou de mourir, nous nous crispons parfois sur nous-mêmes, sur nos possessions, nos revendications, nos jugements, nos proches, nos communautés…  Toi la Source de vie, apprends nous à voir la mort comme une invitation à prendre soin de cette vie, à savoir risquer et choisir la vie. Apprends-nous à prendre soin les uns des autres par une belle et forte qualité d’amour qui fait de nous des vivants jusqu’au bout. Apprends-nous à nous inspirer de ces vivants qui nous ont précédé et dont l’amour, la force nous anime toujours.
Alexandra

Seigneur, nous te prions pour tous ceux qui ne sont plus « chez eux », partis sur les chemins de l’exil. Qui les amènent ailleurs et nulle part. Non seulement ils n’ont plus rien, Mais ils ne sont plus rien. Ils sont en trop. Pas de place pour eux aujourd’hui sur notre terre qui est la leur aussi. Et comment ne pas se sentir plus rien dans une telle situation… Nous te prions pour les prisonniers, les condamnés dans les couloirs de la mort, eux aussi ne sont plus « chez eux ». Notre terre ne serait-elle devenue que sillons d’exils  qui se creusent chaque jour ? Nous te prions, Seigneur, afin que chacun ait sa place de Vivant. Parce que nous serons devenus, Tous, sans exception quelle que soit notre responsabilité dans la société, des artisans de justice et de paix. Donne-nous ce courage et cette audace.
Jacqueline

1 Comment

  • Pour une absente – 2 novembre

    Ce matin
    j’ai offert une rose à une rivière,
    la Creuse , mon aimée.
    il y a longtemps, habitait près d’elle
    une petite fille appelée Adrienne.

    Eau courante et vive
    te souviens-tu de sa présence ?

    Elle a voulu dormir son éternité,
    retrouver l’ enfance perdue,
    le visage aimant vers elle penché,
    près de ta chanson berçante,
    la rose est pour elle, en toi, VIVANTE.

    Ce matin, Creuse de mon cœur,
    tu as sous le ciel
    des reflets argentés, comme ceux des truites,
    celles qu’on appelle ARC EN CIEL,
    que tu emmènes en ballade
    sous le pont des malades
    à FELLETIN.

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