En Sardaigne, les murs de notre humanité

Revenant d’un voyage en Sardaigne en mai-juin, Didier Vanhoutte, ancien président de la Fédération des réseaux du Parvis, a souhaité partager ces peintures murales qui portent un regard grave et d’une grande humanité sur le drame des migrants et celui, plus ancien, de la colonisation.

« Il y a parfois très longtemps, explique Didier Vanhoutte, plusieurs villages sardes, surtout au nord de l’îleont pris l’habitude de décorer les murs des maisons de peintures figuratives, souvent en donnant l’occasion de s’exprimer à des artistes locaux. Les thèmes sont habituellement ruraux, souvent empreints d’humour et quelquefois très politiques. »

Première peinture (ci-dessus) :
« Nous sommes tous des clandestins.»

 

Deuxième peinture :
Nom : Jésus
Nationalité : palestinienne
Religion : hébraïque
MIGRANT CLANDESTIN

 

Troisième peinture :
« Cette peinture complète un peu le « tableau ». On pourrait la situer antérieurement, dans tout ce qui mêle notre histoire à celle de l’Afrique. Elle n’a pas été facile à prendre car il y avait des travaux en cours sur la maison, et l’œuvre ne pouvait être approchée. Devant, la toile de plastique tressé forme une « barrière » supplémentaire qui renforce les barbelés représentés. »

 

Traduction du texte en italien :
« Quand les premiers missionnaires sont arrivés en Afrique, nous avions la terre et eux la Bible.
Alors nous avons fermé les yeux et nous avons prié.
Quand nous les avons rouverts, nous avions en main la Bible et eux avaient la terre… »

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