En souvenir de François Corpet (1932 – 2019)

François, tu nous as quittés. C’était un soir d’été, la chaleur était pesante. Tu nous laisses tristes et affligés. Tu étais notre aîné, un frère, riche d’humanité et de générosité. Le calme que tu affichais lorsque nous traversions ces moments de tension que connaissaient nécessairement notre petite équipe, ainsi que ta sagesse, étaient un réconfort et, en même temps, une aide pour nous ramener à l’amitié fraternelle qui nous unissait. Nous avons été touchés que, malgré ton état de santé fragilisé et surtout ta fatigue, tu continues d’assister à nos réunions hebdomadaires et à y participer de façon active, nous faisant partager, comme tu en étais coutumier, tes commentaires pleins de pondération et de justesse.

Tu nous entretenais régulièrement de ton état de santé et de son évolution, et tu le faisais avec une sérénité qui nous impressionnait : tu nous faisais alors partager avec bonheur toute la richesse de ton expérience de vie.

Et puis, pardonne-nous d’ouvrir une brèche dans ce qui était ton intimité pour évoquer la générosité avec laquelle tu as gratifié d’un soutien substantiel la Paroisse et le Centre pastoral Saint-Merry.

Nous garderons de toi le souvenir d’un frère qui, avec discrétion, manifestait dans son quotidien l’Évangile qui imprégnait ton existence. Dans ce texte poignant, Mourir et après, que tu nous as laissé avant de partir, tu concluais :« Quand arrive le temps de mourir, il vaut mieux regarder en arrière pour apprécier le bien et le mal qu’on a vécu, plutôt que de spéculer sur l’après qui reste totalement inconnaissable ». Leçon de vie qui garde – au-delà de tes réserves – l’espoir de nous retrouver demain unis par le Christ à son Père.

Bruno de Benoist,
pour l’Équipe pastorale

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