Engagez-vous, qu’ils disaient

Solidays, 24 juin 2018. Dans une lumière tranquille d’après midi, une foule animée circule entre les stands de dizaines d’associations. Défense des migrants, lutte pour les droits de l’homme, pour l’écologie, ou encore contre l’homophobie, le racisme, le sexisme, etc. Toutes ces belles énergies donnent de l’espoir. Il y a des gens qui s’engagent, qui résistent et se battent pour un monde plus juste, plus humain, plus beau. Mais tous les engagements se valent-ils ? N’y en a-t-il pas de plus légitimes, ou du moins plus importants que d’autres ? La question s’est posée à moi lorsque que j’ai voulu sauter le pas de l’engagement. Intuitivement, par une sorte d’impératif moral, on se sent obligé de répondre qu’il n’y a pas de hiérarchie, que toutes les causes qui vont vers l’humain et vers la vie sont nobles.

Mais lorsque l’on regarde au cas par cas, on aura tendance à penser que telle cause est moins importante, que telle initiative a peu d’effet. On a alors une mauvaise compréhension de ce qu’est l’engagement. Lorsqu’une personne donne d’elle-même pour agir sur le monde, elle ne le fait qu’en partie voire parfois très peu, par une analyse rationnelle de l’ensemble des problématiques sociétales. Elle le fait parce qu’une situation ou une cause la touche. Parce qu’elle se sent concernée et que son être la pousse à agir, sans qu’elle puisse arriver à l’expliquer complètement. C’est bien pour cette raison qu’on ne peut s’engager par culpabilité ou pression sociale : l’engagement, ça ne se commande pas !

Tristan de La Selle

Billet du dimanche 8 juillet 2018

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