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« Éternel est son amour»

Je suis le bon pasteur. Je me dessaisis de ma vie pour mes brebis: c'est à dire pour moi, pour toi, pour nous, pour tous. Ce n'est pas une blague, ce ne sont pas des mots en l'air, des jeux de mots plus ou moins spirituels et subtils, des effets de style. Ce n'est pas une fiction. C'est le réel le plus cru...

26 avril 2015
4ème Dimanche de Pâques
Année B

Lectures
1ère lecture : « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)
2ème lecture : « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)
Evangile : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)

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Jésus déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
….
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
….
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
                                             (Jn 10/ 11,14,16 )

A propos des textes 

Vous allez me dire que l’image des brebis et du berger ne parle plus. Pourtant, on comprend bien quand on nous traite de moutons, ou de nous comporter comme un troupeau.

Il s’agit aujourd’hui d’une affaire d’identité. Du bon et du mauvais berger.

Dans le chapitre précédant de Jean, l’affaire de l’aveugle né, celui-ci parcourt un long chemin jusqu’à la confession de Jésus, le Fils de l’Homme. Une véritable course d’obstacles dressés par les pharisiens, les bergers officiels, les mauvais pasteurs d’Ezéchiel. Mais leur voix est méconnaissable, inaudible, pervertie. L’aveugle de Jean et le paralysé des Actes ont entendu un autre son, et écouté une autre mélodie. Ils ont reconnu une autre voix, un autre nom. La voix de celui qui se dessaisit de sa vie pour la donner.  C’est dans la reconnaissance réciproque des brebis et du berger que se construit, se pétrit, se façonne l’identité, notre identité de suiveurs, d’adhérents, des disciples.

Le berger appelle chaque brebis par son nom, mais il parle toujours des brebis au pluriel, d’une communauté. Une communauté qui peut recevoir l’aveugle guéri,  isolé et esseulé, jeté de sa famille et de la synagogue, après sa course pleine d’obstacles. Un enclos ouvert, oui un enclos… paradoxalement, aux portes ouvertes où tous ceux qui veulent peuvent trouver de quoi vivre, un nom qui leur donne l’identité qui sauve, une nourriture de vie. Une Eglise où le moi se conjugue avec le nous et le nous s’accorde avec le tous.

Jésus Assurmendi

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Nous reconnaissons ta voix, Dieu notre Père. Nous avons entendu ta voix, nous avons saisi ton appel à écouter ta Parole et ton invitation à partager le repas du Seigneur. Nous t’en remercions vivement car il en va de notre vie.
Pour égrener quelques uns de tes bienfaits en ce début de printemps où nous trouvons un grand plaisir dans les jours qui s’allongent, les fleurs qui s’éclatent et les fruits qui s’annoncent nous te remercions pour l’Eglise, la communauté qui nous accueille, l’enclos qui nous met en relation avec les autres, avec Toi. Nous te remercions car c’est un enclos ouvert à tous les vents qui, malgré cela et à cause de cela, nous réchauffe, nous vitalise et nous conforte.
Il n’est jamais facile, il ne sera nullement  aisé, Dieu notre Père, de discerner la voix du bon berger et celle du mauvais pasteur. Qui suivre? Nous te remercions car malgré cet embarras nous avons un horizon qui nous aide, qui nous guide. Nous pouvons reconnaître la voix du bon berger et celle du mercenaire.
Nous te remercions, en définitive, parce que tu nous as donné un nom, ton Fils, Jésus notre Christ,  en dehors duquel point de salut.
Pour lui, par lui nous te louons et nous te chantons.

Je me dessaisis de ma vie pour mes brebis: c’est à dire pour moi, pour toi, pour nous, pour tous.
Ce n’est pas une blague, ce ne sont pas des mots en l’air, des jeux de mots plus ou moins spirituels et subtils, des effets de style. Ce n’est pas une fiction. C’est le réel le plus cru
Et cela s’est matérialisé sur la croix. Cloué sur la croix.
Or sa vie ne lui a pas été enlevée. Il  l’a offerte, et par ton Esprit, tu lui as donné de la reprendre. Une vie nouvelle. Toute autre. Que ce même Esprit le rende présent encore aujourd’hui parmi nous, que ce pain et ce vin soient les signes du corps et du sang de ton fils, notre Seigneur Jésus.

 Faire son mémorial, Oui c’est cela que nous faisons: mémoire de sa vie, de sa mort, de sa résurrection. Et nous l’attendons dans l’espérance et la joie.

En te remerciant nous gagnons confiance en Toi, Dieu notre Père. Tout d’abord pour nous tous. Pour que ceux qui partagent le repas du Seigneur soient réellement un seul corps, le Corps du Christ. Pour qu’en nous voyant on puisse dire: regardez comme il s’aiment!
Notre confiance ragaillardie dans et par cette eucharistie, nous te demandons de l’aide pour ton Eglise, pour l’évêque de Rome et les autres. Pour tous ceux qui se dessaisissent de leur vie en la mettent au service des autres.
Nous te demandons que l’enclos de ton Eglise soit ouvert à tous les vents et que tous puissent y trouver, la paix, la joie et la vie. Et que cette ouverture soit contagieuse, stimulante, créative, un vrai bonheur.

Jésus Assurmendi

 

 

 

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