Expériences de croyants

La réception du Concile Vatican II est au centre de la rencontre organisée par Jean-François Petit à Saint-Jacut de la Mer, les 11 et 12 novembre 2016. Parmi les « figures postconciliaires » dont il sera question, celle de Xavier de Chalendar, à l’origine de l’expérience de Saint-Merry.

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La période postconciliaire (1965-1980) est encore proche de nous. Mais elle reste difficile d’interprétation. Nous en avons été les acteurs et les témoins. Elle aura été traversée par des affrontements concernant l’interprétation du Concile Vatican II. Elle se caractérise aussi par une crise spirituelle et sociale, dont mai 1968 est l’illustration. « On croyait qu’après le concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l’incertitude » confesse le pape Paul VI en 1972.

Période d’expérimentation forte pour les uns, elle aurait été pour les autres marquée par des libertés trop grandes vis-à-vis du dogme, des excès dans la liturgie, etc. Il y a pourtant lieu de distinguer la situation religieuse générale — marquée notamment par une vague de sécularisation et une révolution culturelle — de l’appel au renouveau de la théologie lancé par le Concile – perceptible autant dans les méthodes que le contenu : quel langage employer après le Concile ? Un pluralisme n’était-il pas préférable à une unité de façade ? Comment répondre au triple soupçon venu de Marx, Nietzsche ou Freud et renouveler le rapport aux sciences humaines ? Comment encourager une authentique libération chrétienne ?

Dans des milieux où la foi s’était affaiblie, beaucoup cherchèrent à sortir des ornières dénoncées par le concile lui-même : le juridisme, l’autoritarisme, le légalisme. La crise de la foi aura ainsi amené à une pastorale de l’intelligence renouvelée ainsi qu’une réorientation de la présence de l’Église dans le monde moderne.

Ces journées, loin de se résumer à l’analyse de la tension entre « progressistes » et « conservateurs », voudraient plutôt donner la parole aux expériences postconciliaires du croire de cette période à la fois douloureuse mais aussi riche de sens.

 

Programme :

  • 11 novembre 2016
  • 10h00

Introduction (Yohann Abiven)

  • 10h15 – 12h00

Première figure

Marcel Légaut (par Jacques Musset)

  • 14h00-15h30

Projection du « Chant des pierres »

Documentaire sur Boquen, par François Gorin (Télérama) et Bruno Vienne (documentariste)

  • 16h00-17h30

« Et depuis Boquen ? » 1

Accueil d’un grand témoin : Bernard Besret

  • 17h30-19h00

« Et depuis Boquen ? » 2

Contrepoint avec la figure du dominicain Alain-Zacharie Serrand, rédacteur à Signes du Temps (Yvon Tranvouez, historien)

  • 12 novembre 2016
  • 09h00-10h30

Échange sur le « prophétisme » :

Yann Raison-du-Cleuziou (historien)  et Sylvie Barnay (historienne)

  • 10h45-12h30

Deuxième figure

Dom Helder Camara (par José de Broucker)

  • 14h00-15h30

Troisième figure

Henri Le Saux (par Joseph Thomas & Jean Lavoué) 16h00-17h30

Xavier de Chalendar (Anne René-Bazin et une équipe du Centre Pastoral Les Halles-Beaubourg) 17h30-18h00

Conclusions par Jean-François Petit

 

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