Exposition Yves Lefebvre

24 janvier – 15 février dans la crypte. Yves Lefebvre est déjà venu plusieurs fois à Saint-Merry. La barque des migrants en dentelle de cuivre suspendue dans le transept, c'était lui. Le voici à nouveau pour une toute autre création, tout aussi paradoxale, d'un artiste qui crée la forme par un travail sur l'infime détail.

24 janvier – 15 février dans la crypte

Yves Lefebvre est déjà venu plusieurs fois à Saint-Merry. La barque des migrants en dentelle de cuivre suspendue dans le transept, c’était lui. Le voici à nouveau pour une toute autre création, tout aussi paradoxale, d’un artiste qui crée la forme par un travail sur l’infime détail.

Des dessins d’art brut faits à la plume. Un en-tête voulu par l’artiste. Un titre d’exposition ? Une phrase, à la manière d’un jeu de l’esprit, étrange mais fort sérieux, censé dire tout de l’artiste et de ses dessins, une sorte de dévoilement de ce qui est le plus intime en lui.

« Rygueur » fou-de-trac  à la recherche de la matière

YL 200114Projet d'affiche

« Rygueur ». Ce qualificatif s’applique aussi à sa manière de dessiner où tout est maîtrisé, du moindre point jusqu’à la ligne. On peut accepter ce « Y » de « Rygueur », car le résultat est très savant et tout est « hYper contrôlé »

« Fou-de-Trac ». Ces dessins ne sont en rien foutraques, ni sur le fond, ni sur la forme ou l’origine. L’artiste serait-il un funambule inquiet se déplaçant sur ses propres lignes ?

« à la Recherche de la Matière ». Les dessins n’ont pas de sujet. Il n’y a pas de narration non plus d’un dessin à l’autre, pas de suite, cette série est le résultat d’une véritable « recherche » de plusieurs années, le titre reflète une intention forte de l’artiste, une quête impérieuse.

Du piège de la phrase de titre, le visiteur ne peut sortir qu’en observant les détails : ainsi un dessin semble dessiner une grande voûte étoilée, irréelle tant elle est géométrique, mais faite de poussières de matières.

« Dieu est dans le détail » disait l’architecte Ludwig Mies van der Rohe.

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Jean Deuzèmes

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3 Commentaires

  • L’exposition d’Yves Lefèbvre

    Rébus, énigmes,messages cryptés, hiéroglyphes sont les mots qui me viennent à l’esprit quand je regarde, scrute les tableaux d’Yves Lefèbvre, lui qui nous a donné la barque des migrants, la barque des trois personnages de la crèche, compagnons de nos chemins.

    De ces figures d’écriture, et spécialement de hiéroglyphes, je reçois quelques éléments de réflexions: le premier, tiré de l’étymologie du mot : « hieros » :sacré et « gluphein » :graver. Soit des signes qui nous mettent à distance et dans un même mouvement requièrent notre présence par leur insistance. En même temps, toujours en train de se dérober, et toujours en train d’interroger.

    A contempler les oeuvres d’Yves,qui semblent vouloir creuser toujours plus profond tout en gardant secret ce qui est donné à voir, oeuvres placées bien à propos dans la crypte, une chose apparait, se révèle et en même temps se dérobe à travers les formes spiralées, renversées : c’est la part inaliénable du mystère de chaque être humain.

    Ne resterions-nous pas à jamais une énigme à nous-mêmes, nous interrogeant stérilement sur les replis de nos pseudo identités si quelqu’un, beaucoup de quelqu’uns ne frappaient à notre porte, venant nous déranger. « pourquoi es-tu venu nous déranger? » question célèbre du grand inquisiteur dans « les frères Karamazov ».

    Il serait dommage, me semble-t-il, que nous ne soyons pas un tant soit peu dérangés par les tableaux d’Yves Lefèbvre.

    Marie-Thérèse Joudiou

  • Chère Marie-Thérèse,
    il le semble que tu parles des dessins d’Yves un peu comme on le fait des taches d’encre… de R….
    qui révèleraient ce que nous cachons, ou ne savons pas de nous…ne voulons pas savoir ?
    cependant les dessins des aborigènes étaient faits, dit-on, pour rassurer, éduquer, instruire, sur l’essentiel, entre autres, en leur temps la mémoire du chemins des sources…
    étaient-ils dessinés pour « déranger » – nous déranger, encore aujourd’hui ?
    Un de mes petits fils ayant voyagé l’an passé en Australie du Nord, est venu voir les dessins il est resté stupéfait t TOBWABBA ART

  • Chère Marie-Thérèse,
    il le semble que tu parles des dessins d’Yves un peu comme on le fait des taches d’encre… de Rohrbach…
    qui révèleraient ce que nous cachons, ou ne savons pas de nous…ne voulons pas savoir ?
    cependant les dessins des aborigènes étaient faits, dit-on, pour rassurer, éduquer, instruire, sur l’essentiel, entre autres, en leur temps la mémoire du chemins des sources…
    étaient-ils dessinés pour « déranger » – nous déranger, encore aujourd’hui ?
    Un de mes petits fils ayant voyagé l’an passé en Australie du Nord, est venu voir les dessins il est resté stupéfait il s’agit bien de ce qu’on appelle aussi TOBWABBA ART – qu’il a vu sur place.
    Il en demeure pas moins la part de mystère et de secret de chaque vie, Dieu Merci !

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