Faire son métier

Aux JMJ à Cracovie, cet été, le pape appelait les jeunes à « faire leur métier de jeunes », à savoir « faire du boucan » ! Mais ne sommes nous pas tous appelés à faire notre métier ?

Notre métier de citoyen, tout particulièrement en ces temps de troubles et de tensions et à l’approche d’échéances électorales : en investissant pleinement ce qui est ou devrait être le domaine du vivre ensemble, en inventant de nouvelles façons de faire de la politique, pour trouver de nouveaux équilibres, loin de la tentation de la dérision et du découragement ou de la reproduction de schémas ou structures peut-être en déphasage par rapport aux évolutions économiques et sociales.

Notre métier d’acteur économique/ créateur de valeur, en tant que consommateur, travailleur salarié ou indépendant, étudiant, retraité, sans emploi : en mettant de la cohérence dans nos choix, en étant attentif à ne pas créer ou participer ou favoriser des situations de domination ou d’injustice.

Notre métier de vivant, appelé à réaliser ce que chacun a d’unique à réaliser et sans lequel la création demeure incomplète, à être toujours dans la relation, à ne pas nous assoupir, ni nous recroqueviller sur nos acquis, nos habitudes ou le confort de nos appartenances.

Alors, pourquoi ne pas nous souhaiter, en ce dimanche de rentrée, tout à la fois de prendre le temps, le recul et le silence nécessaires pour nous interroger sur notre métier de vivant, puis de trouver la juste dose de boucan à faire en nous et autour de nous ?

Didier Pény

Billet du dimanche 11 septembre 2016

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