Fête au village autour du porche

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Inauguration officielle du porche

Jeudi 11 décembre, entre 17 et 21 heures, a eu lieu l’inauguration officielle du porche de Saint Merry, en présence de Mrg Beau, évêque auxiliaire de Paris, de M. Girard, maire du 4ème arrondissement, de M. Lagneau, architecte maître d’œuvre du projet, des équipes d’artisans et bien sûr de Jacques Mérienne et Daniel Duigou, ainsi que de nombreuses personnes de notre communauté, dont Thomas Monnier et Florence Carillon. Plusieurs centaines de personnes y ont participé, dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et attentive : « Cet événement a été remarquablement bien conçu et très pédagogique, avec un buffet bien garni, ce qui ne gâche rien ! », a constaté avec plaisir un des participants.

Girard a affirmé que la mairie de Paris attachait la plus grande importance aux soins et à l’entretien de son patrimoine immobilier, et en particulier des églises, seuls lieux, a-t-il insisté, « où l’on puisse trouver un vrai silence ».

La main dans la main

Du côté des artisans, l’avis est unanime : travailler sur le porche a été un moment remarquable. Ils ont tous mis en avant la qualité de collaboration entre les différents corps de métiers (ce qui n’est jamais joué d’avance !), favorisée par les qualités d’accueil et d’organisation dont ont fait montre Florence et Thomas. Ils ont aussi exprimé leur satisfaction d’avoir collaboré à un chantier prestigieux dans le centre de la capitale.

Jean-Pierre Beaussier, de l’entreprise Loubière, qui est intervenu sur les grilles qui entourent la façade, a déclaré : « Au départ, c’était un chantier habituel pour nous, un travail de décapage, de restauration et de peinture en respectant la particularité de l’ouvrage, bien sûr. Mais nous nous y sommes beaucoup attachés. C’est un des chantiers les plus chaleureux que nous avons menés. Tout en étant exigeant, la qualité des relations que nous avons eues avec tous a été excellente, aussi bien du côté de la maîtrise d’ouvrage que de la maîtrise d’œuvre et des autres artisans ». « C’était un très beau projet », dit Tim Costina, de l’entreprise Glasmaleri, qui réalise et restaure des vitraux partout en Europe. « Nous sommes intervenus sur trois vitraux très intéressants. Le contact avec l’architecte a été formidable, et celui avec Thomas Monnier, fantastique ! Pour Monsieur Fressinet, de l’entreprise Pradeau-Morin, qui a restauré avec son équipe les parties sculptées et le nettoyage des pierres, « Tout s’est excellemment passé ».

 

Un défi « éthique et esthétique »

Quant à Pierre Salanon, de l’entreprise Tollis, qui s’est occupé avec son équipe de la restauration des sculptures, il a exposé : « Habituellement, lorsqu’on fait une restauration, nous éliminons tous les éléments instables. Là, nous avions le défi de garder les anciennes restaurations, celles qui se sont accumulées durant des siècles. Et, bien sûr harmoniser l’ensemble pour qu’il n’y ait pas de patchwork de couleurs. C’était un challenge éthique et esthétique, mais nous avons travaillé dans d’excellentes conditions, la main dans la main avec tous les corps d’état, les maîtrises d’œuvre et d’ouvrage, et en respectant les délais ! Nous allions tous dans le même sens. C’est rare », a-t-il conclut. Monsieur Lagneau, l’architecte, a effectivement indiqué que le plus délicat n’avait pas été la restauration de l’ouvrage d’origine, mais la reprise des restaurations plus récentes faites après-guerre, pas toujours très bien exécutées. « Les restaurations se faisant environ tous les 60 ans, je ne verrai pas la prochaine », a-t-il ajouté en souriant.

 

Saint Merry, un lieu spécifique d’accueil

Jacques Mérienne a mis en avant  la qualité des relations avec les fonctionnaires  de la ville de Paris et leurs précieuses compétences – sans cacher qu’il avait dû beaucoup parlementer et batailler pour obtenir la mise en œuvre du projet !

Quant à Mrg Beau, il a observé que « Restaurer la pierre, c’est assurer la pérennité et la transmission d’une forme de lporcheangage à travers les âges jusqu’à nous. Une chance de préserver une sensibilité et des modes d’expression qui sans cela seraient perdues ». Daniel Guigou a enchaîné : « Saint Merry est un lieu spécifique d’accueil de différentes expressions artistiques ainsi que du débat social. Elle se fait caisse de résonnance et relais de multiples formes de langages, contribuant ainsi à leur renouvellement ».

Enfin, Jacques Mérienne a profité des bonnes oreilles présentes pour évoquer avec fougue le prochain projet qui lui tient à cœur, la restauration de l’orgue !

 Pascale Chénel et Alain Clément

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