Flâneries romaines

Rome. La basilique Saint-Pierre vue du TibreRetour de Rome : rien de tel pour chasser la grisaille parisienne que de se plonger quelques jours dans l’ambiance romaine. En février, le flot des touristes n’est pas encore arrivé. Mais avec ses 80 000 personnes en moyenne — 85 % de satisfaits en France — le pape peut bien continuer ses deux audiences par semaine : un vrai tabac ! Côté institutionnel, les réformes en gestation continuent de se préciser. Pour les vieux romains, pas de quoi s’affoler. Paul VI avait déjà précisé les grandes lignes d’une réforme de la Curie : une rencontre par semaine, une refonte des dicastères, un vrai partage des informations, un discernement réel des situations et un suivi des décisions.
À vrai dire, le flâneur romain est plutôt frappé par la montée de la misère : un clochard tous les cent mètres. Comment éviter que la ville éternelle devienne le refuge des très pauvres et des très riches ? Avec une dizaine de vols par jours pour Rome, l’Italie est vraiment proche : raison de plus pour l’aimer, même si rien ne vaut, tout le monde le sait bien, les petits coins parisiens.

 

Jean-François Petit

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