Atelier ou cercle de Hans Traut (Allemagne, 1500 ca), Metropolitan Museum, New York

Le fragile espoir de Noël

Sombre année qui s’achève. Elle a commencé dans les esprits encore endeuillés du 13 novembre ; elle s’achève dans les cris des habitants d’Alep, écrasés sous les bombes, victimes éternelles des jeux des puissants. Comment dès lors garder espoir ? Et surtout que faire, lorsque l’on voit, impuissant, les horreurs qui se déroulent sous nos yeux ? Peut-être faut-il chercher la réponse dans la fête que nous célébrons aujourd’hui : Noël.

Selon les Évangiles, le Christ est venu au monde dans la plus grande fragilité : une famille modeste, dans une étable, dans un pays vivant sous le joug d’un tyran et sous occupation étrangère. Et déjà l’on ourdissait sa mort. Sombre époque et morbide avenir pour cet enfant à peine né au monde. Et pourtant l’on nous dit que les cieux résonnaient d’allégresse ! Peut-être parce que justement le Dieu avec nous, l’Emmanuel, n’était pas seul. Certes il n’y avait pas foule, mais Il n’était pas seul, tout comme trente-trois années après, Il n’était pas seul non plus.

Même dans les heures les plus sombres, au pied de la croix, ou dans nos nuits hivernales où nous parviennent les cris d’Alep, luit toujours un espoir. Celui des liens d’amitié, de compassion et d’affection que nous avons tous. La vie du Christ ne fut pas celle d’un destin solitaire mais d’une fraternité qu’Il donnait et recevait, et cela dès la toute première nuit de Noël. Alors, comme Lui, en ce jour saint, sachons retrouver nos liens déjà existants, mais également aller de l’avant, et nous rendre le prochain de l’autre, que ce soit au pied de notre église, ou dans une ruelle d’Alep. Parce que tel est notre seul espoir, l’espoir incarné à Noël.

Kévin V.

Billet du dimanche 25 décembre 2016

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