Fraternité cachée

À l’occasion des cérémonies de funérailles de Nelson Mandela, le Président Hollande a offert à son prédécesseur, le Président Sarkozy, de le mener dans son avion.
C’est tout simple.
L’opération n’a pas eu lieu, je ne sais pas pourquoi. Peu m’importe.
En revanche, ce petit événement, cette invitation, pour honorer une grande cause, certes, m’a donné à réfléchir, et sur le moment a provoqué mon enthousiasme, et un certain soulagement. Ces déclarés irréconciliables, ces opposants politiques, ces deux hommes de pouvoir, auraient pu s’asseoir côte à côte pendant quinze heures (c’est peut-être ce qui leur a fait peur !).
La perspective de cet événement, que nous rapportaient les médias, me montrait juste qu’il y avait du possible. À partir d’une hypothèse aussi simple, j’ai pris conscience de la limite de mes propres capacités d’imagination ; je me suis pris à rêver à la construction de nouvelles relations, à retrouver de la confiance.
Confiance en quoi ? C’est peut-être une forme de fraternité, d’appartenance à la communauté humaine, qui surpasse le paysage de dissensions, de rivalités, de luttes, ce prisme par lequel la réalité nous est trop souvent livrée.
Chacun d’entre nous, à côté de qui sommes-nous assis, avec qui nous pourrions changer le monde ?

Raphaël de Villers

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