Heureux

« Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute
et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,
à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Mercredi, 1 novembre 2017 

PREMIÈRE LECTURE (Ap 7, 2-4.9-14)
« Voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer,
une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues »
PSAUME (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE (1 Jn 3, 1-3)
« Nous verrons Dieu tel qu’il est »
ÉVANGILE (Mt 5, 1-12a)
« Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Heureuse Toussaint

Heureux, heureux sommes-nous de nous réunir aujourd’hui
pour fêter tous les saints, c’est à dire nous-mêmes, nous tous,
et ceux qui nous ont précédés dans la vie et dans la mort.

Heureux sommes-nous d’avoir chacun une place, en lien avec les autres,
dans cette foule immense qui revient de la grande épreuve,
comme dit Jean dans l’Apocalypse.

Heureux sommes-nous, malgré nos imperfections, de voir Dieu,
pas encore face à face, mais, dès maintenant,
de Le voir en Jésus dans le Plus Petit.

Tout est grâce.

Réjouissons-nous,
au nom du père
et du fils
et du St Esprit.

Geneviève P M

Lecture d’un extrait de l’Apocalypse de St Jean. Ap 7, 2-4.9- 14

Voici comment Jean raconte sa vision :

J’ai vu un ange qui montait du côté du soleil levant,
avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant.
D’une voix forte, il a crié aux quatre anges,
qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer :

« Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres,
avant que nous ayons marqué du sceau,
le front des serviteurs de notre Dieu. »

Et j’ai alors entendu le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau :
Ils étaient cent quarante-quatre mille…
douze mille de chacune des douze tribus d’Israël.

Après cela, j’ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer.
Une foule… de toutes nations, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,
En vêtements blancs avec des palmes à la main.
Ils ont proclamé d’une voix forte :

« Le salut est donné par notre Dieu,
lui qui siège sur le Trône et par l’Agneau ! »

Tous les anges, qui se tenaient en cercle autour du Trône,
autour des Anciens et des quatre Vivants,
se sont prosternés devant le Trône,
la face contre terre, pour adorer Dieu, en disant:

» Amen, Louange, Gloire, Sagesse, Actions de grâce,
Splendeur, 
Dynamisme et Force à notre Dieu,
pour les éternités des éternités ! Amen !
 »

L’un des Anciens a alors pris la parole et m’a dit :
« Tous ces gens vêtus de blanc…
Qui sont-ils… Et d’où viennent-ils ? 
»

Je lui ai répondu : …« C’est toi qui le sais, mon Seigneur. »

Il a repris : « Ils viennent de la grande épreuve,
ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l’Agneau. »

Jacqueline Casaubon

Commentaire d’Apocalypse Jn 7,2-4.9-14

Ce texte de l’Apocalypse nous déconcerte malgré sa splendeur poétique
parce que nous avons l’impression de ne pas en maîtriser le code
et qu’il nous parle d’un monde purement imaginaire.

En réfléchissant ensemble dimanche dernier, il nous a semblé pourtant
qu’il évoquait bien notre condition humaine
et son chemin vers le Royaume de Dieu,
objet même de notre espérance eschatologique.

De qui s’agit-il en effet ? face à Dieu, ce sont bien « toutes nations,
tribus, peuples et langues
 » dont il est question.

Cette dimension collective au-delà de personnes individuelles
est soulignée et ce n’est plus le seul « 
peuple élu »
(ici tribus d’Israël que nous avons tendance à remplacer
par « officiellement baptisés ») mais bien tous les hommes
qui se trouvent replacés dans la succession des générations,
dans l’Histoire qui les précède et les suivra.

La fête de la Toussaint nous invite à jeter un regard
de
reconnaissance sur l’effort de découverte de Dieu
qu’ont fait nos ancêtres.

Accompagnés par leurs contemporains de cultures différentes,
ils nous lèguent un patrimoine spirituel
que nous partageons avec toute notre génération.
Nous pouvons reconnaître la trace du chemin vers Dieu
qu’ils ont parcouru dans l’Histoire à travers remises en cause,
reformulations, fécondations réciproques entre cultures
.

Chrétiens, nous croyons que la phrase finale d’Apocalypse
«
ils ont blanchi leurs robes par le sang de l’agneau »
se réfère à la mort et à la résurrection de Jésus,
qui nous sont rapportées
dans les Évangiles.

Les témoignages des disciples branchés sur le Christ depuis 2000 ans
nous ont montré, dans leur diversité, que le mode de vie proposé par
« les Béatitudes » les avait effectivement rendus profondément heureux.
Nous
rendons grâce aujourd’hui pour ceux
qui les ont transmis
et fait vivre jusqu’à nous.

Le chemin propre à notre génération reste à inventer.

A notre tour nous le découvrirons
et laisserons à nos enfants le soin d’aller plus profond
dans la compréhension du message.
Ils auront souci de reconnaître notre avancée,
et célébreront, comme nous le faisons aujourd’hui,
le lien qui les relie à nous
dans la recherche du sens de nos vies.

Martine Roger-Machart

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