Que sont mes amis devenus

Heureux

N’est ce pas en raison de ces faiblesses, que Dieu vient vers nous, dans le creux de nous même. ? Nos réflexions portaient sur le temps qui nous reste à vivre, qu’en faire, comment le gérer ? La sérénité a été souvent évoquée d’où le nom que nous avons donné à ce sacrement, " sacrement de la sérénité" .

Jésus gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
    Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.

Dimanche, 29 janvier 2017

Première lecture « Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit » (So 2, 3 ; 3, 12-13)
Psaume (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10b)

Deuxième lecture « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi » (1 Co 1, 26-31)
Evangile « Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5, 1-12a)

Accueil

Bienvenus à vous tous,
En particulier à ceux de la communauté
que nous n’avions pas revus depuis longtemps pour des raisons diverses.
Des visages qu’on retrouve. Nous sommes heureux de vous revoir.

Et pourquoi aujourd’hui ?
Pendant la messe du mercredi soir à 19h,
Daniel avait été très vite touché par les échanges et les demandes
exprimées des personnes fidèles depuis des années, à cette rencontre hebdomadaire.
Elles priaient à cœur ouvert.
Comment vivre les souffrances de la maladie, son âge avancé, souvent tout seuls.
La messe du mercredi soir avait été inaugurée par Xavier de Chalendar, notre fondateur.

Parmi les habitués, Claire Danel , aujourd’hui est absente.
Elle vient d’être hospitalisée pour une fracture,
c’est bien triste car son grand désir était d’être des nôtres aujourd’hui.
Et c’est ainsi que Daniel a pensé au sacrement concernant les malades
et les personnes âgées qui pourrait être donné en présence de toute la communauté.

La maladie mais pas seulement, avoir tant d’années derrière nous,
sont parfois difficiles à vivre dans le quotidien, souvent dans la solitude.
Il arrive qu’elles peuvent obscurcir nos raisons de croire et d’espérer,
jusqu’à parfois même de nous faire douter de l’existence de Dieu.

N’est ce pas en raison de ces faiblesses, que Dieu vient vers nous,
dans le creux de nous même. ? Alors nous avons formé un petit groupe.
A la 1 ère réunion nous étions une vingtaine venue d’ici mais aussi de l’extérieur.
Très vite la confiance s’est établie.
Nos réflexions portaient sur le temps qui nous reste à vivre,
qu’en faire, comment le gérer.
La sérénité a été souvent évoquée
d’où le nom que nous avons donné à ce sacrement, «  sacrement de la sérénité » .

A la réunion préparatoire de notre célébration, nous étions une quarantaine.
C’est donc grande joie de se retrouver, tous réunis,
autour de ceux qui ont choisi de recevoir ce sacrement pendant la célébration.

Jacqueline Casaubon

Commentaire en fin de lecture de Paul, 1Corinthiens, 1,26-30

Dans cette Epitre, Paul adjure les Corinthiens de vivre en bonne harmonie.
Certains prétendent parler au nom de Pierre, d’autres au nom de Paul, ….
Ces querelles, leur écrit-il, sont dérisoires dans une communauté
qui se réclame d’un Christ crucifié ! Et Paul les interpelle :
« Frères, si vous avez été appelés par Dieu »,
ce n’est pas parce que vous êtes sages aux yeux des hommes,
ni puissants ni bien nés. Au contraire, « ce qu’il y a de fou dans le monde,….
ce qu’il y a de faible,…. voilà ce que Dieu a choisi….

Alors, en déduit l’Apôtre, « Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur ».

Comment on « met sa fierté dans le Seigneur ? Ca veut dire quoi ?
Pour répondre, je me réfère à la réflexion d’un philosophe juif contemporain,
Emmanuel Levinas, qui était à la fois professeur à la Sorbonne
et grand scrutateur de la Thora. Tout au long de son œuvre, il ne cesse d’argumenter
sur l’idée qu’on ne peut dissocier la relation à Dieu de la relation à autrui.

Il se dit « obsédé sans mesure » par cette relation qu’il perçoit comme une responsabilité :
je suis responsable de l’Autre, je suis responsable du prochain et je n’en suis jamais quitte.
Pour Levinas, cette responsabilité est le fondement d’une « éthique qui, écrit-il,
n’est pas le corollaire de la vision de Dieu, qui est cette vision même ».

Et puis il ya l’Evangile, notamment chez Mathieu sa vision du Jugement dernier.
Il imagine le Christ, le Fils de l’Homme, qui, ayant mis les Justes à sa droite, leur dit :
« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’étais un réfugié et vous m’avez accueilli,
j’étais en prison et vous m’avez visité, …… j’étais malade, âgé,
je n’avais plus la force de venir à Saint Merri et vous ne m’avez pas oublié, ……
Et les Justes de répondre : Quand Seigneur ?…..

Vous connaissez la suite, vous pouvez vous la dire à vous-mêmes
ou bien la relire dans Mathieu (25, 34-46)

Jacques Denantes

 

Action de grâces

Le sacrement de la sérénité que je viens de recevoir,
je le partage avec un ami très cher que j’accompagne.
Il va de plus en plus mal. Il est agnostique.

Inconnu de vous tous, je lui ai parlé de St Merry,
il sait ce qui s’y passe en ce dimanche matin.
J’ai renoncé à certaines activités pour l’accompagner.
Je te remercie pour tant de grâces reçues et données dans cette amitié si forte.

Jacqueline Casaubon

J’ai au moins quatre raisons de rendre grâce…dans la sérénité

La première est que cet été j’ai soudain appris que depuis des semaines,
voire des mois, je risquais ce que les cardiologues appellent la mort subite.
On m’a opéré d’urgence. Une lourde opération. La menace a été écartée.
En somme cela avait été une bonne nouvelle. Merci Seigneur.

Et voici une seconde raison de rendre grâce : depuis cet événement,
j’ai parfois l’illusion que la menace de la mort, subite ou non, est derrière moi.
Pourtant j’en garde la marque sur ma poitrine, et surtout à l’intérieur de moi :
mon inscription dans le temps est bouleversée, comme retournée.
Et je suis encore plus amoureux de la vie que Dieu me donne,
un don renouvelé chaque jour. Oui, la vie est belle et bonne à partager. Merci Seigneur.

Et puis je viens d’avoir quatre-vingts ans. Mon temps de vie s’amenuise.
Nombre de nos amis sont très âgés, et plusieurs nous ont quittés.
Je pense tout particulièrement à Jean-Claude Richard, une figure de la communauté
qui nous a longtemps accompagnés dans cette église
et que nous avons accompagné au moment de sa mort, dans la sérénité.
Il est invisible mais non absent. Merci Seigneur.

Je veux enfin rendre grâce pour cette communauté de Saint-Merry.
À l’occasion de mon opération et jusqu’à ces jours derniers,
elle nous a entourés, portés, Marie et moi, comme elle l’avait fait, il y a quatre ans,
à la mort de notre fils Éric. Vous êtes le corps du Christ, nous sommes le corps du Christ.
C’est à son appel que je réponds aujourd’hui. Me voici Seigneur. Merci Seigneur.

Jean Verrier

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