Histoires d’oiseaux

dsc0856dJe suis assise tout en haut du parc de Belleville, en dessous du belvédère. J’attends une amie. C’est un beau dimanche d’automne. À côté de moi, j’entends vaguement un homme dire à une femme que les fantômes nous apparaissent souvent pour…

Intriguée, je m’approche et leur explique que j’ai attrapé un morceau de discussion au vol, qui m’a interpellée. L’homme me répond en riant : « parce que vous en êtes un vous-même ? »

« Oui, dis-je, nos jours sont parsemés de signes et de messagers si on veut bien les lire ». Il m’explique qu’il s’intéresse aux histoires et récolte celles de fantômes. Il m’invite à lui en confier une.

Je lui parle de mon ami Nicolas qui est mort brusquement il y a quelques mois dans la rue du Soleil. Depuis je remarque que le signe du soleil se manifeste de façon souvent très amusante et à des instants particuliers.

À son tour, l’homme me confie son histoire : à la mort de son père, il a vu un bel épervier s’envoler très lentement, il a su que son père était en paix.

Je me souviens alors du dernier signe de Nicolas, sous la forme d’une pie qui a lentement survolé une friche à Saint-Denis où j’étais revenue car deux mois plus tôt, j’y avais appris son décès. « La pie qui chante » était l’un de ses nombreux surnoms.

Hasard ? Ou magie de se sentir encore proches.

Et comble du hasard de cette rencontre, nous constatons que nous lisons le même livre : Au bonheur des morts de Vinciane Despret. Je vous le recommande.

Elsa Noyons
Billet du dimanche 6 novembre 2016

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